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Géopolitique

J’ai vu plus d’images du jour où mon père est mort que de toute sa vie

Courrier International · mis à jour 25 sept.

Chaque semaine, la chronique phénomène du “New York Times” sur l’amour vous est proposée en exclusivité, traduite en français par “Courrier international”. Aujourd’hui, le récit poignant d’une femme ayant perdu son père dans les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis..

Un récit de deuil

L'article est un texte poignant écrit par Nicole C. Foster, une femme ayant perdu son père, Noel John Foster, lors des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Elle y décrit son expérience personnelle face à la mort de son père, un événement qui a marqué sa vie à jamais. Le récit explore les émotions liées au deuil, notamment la quête de sens et de réconfort face à une absence douloureuse. Nicole Foster évoque aussi son passage au mémorial du 11 Septembre à New York, où le nom de son père est gravé sur une plaque commémorative. Ce lieu, conçu par l'architecte Michael Arad, vise à rendre l'absence visible à travers des bassins d'eau et des noms gravés, symbolisant les vies perdues ce jour-là.

Le mémorial du 11 Septembre

Le mémorial du 11 Septembre, situé à New York, est un espace commémoratif dédié aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Conçu par l'architecte Michael Arad, il se compose de deux bassins d'eau en granit noir, chacun entouré de plaques de bronze où sont gravés les noms des 2 977 victimes. L'eau qui s'écoule le long des parois des bassins symbolise la vie qui continue, tandis que le vide central représente l'absence des personnes disparues. Nicole Foster décrit ce lieu comme un endroit où les témoignages de souvenirs, comme des traces de doigts sur les plaques ou des fleurs déposées, rendent hommage aux vies perdues. Ce mémorial est devenu un symbole mondial de la mémoire collective face au terrorisme.

L'impact des images

Nicole Foster explique que, le jour des attentats, elle a été exposée à une quantité massive d'images et d'informations à la télévision, bien plus que ce que son père avait pu voir de son vivant. Ces images, diffusées en boucle, ont marqué sa mémoire et sont devenues indissociables de la disparition de son père. Elle évoque une scène où elle tire sur le bras de sa mère pour attirer son attention, alors que celle-ci est absorbée par les images de fumée noire à l'écran. Ces images, devenues gravées dans sa rétine, illustrent l'impact des médias sur la perception des événements tragiques et la manière dont ils s'impriment dans la mémoire collective.

La quête de réconfort

Dans son récit, Nicole Foster décrit une tentative de trouver du réconfort face à son chagrin. Elle évoque une rêverie où elle imagine des rayons lumineux écartant les nuages pour apercevoir un paradis où la paix l'envahirait. Cette scène illustre son besoin de transcender la douleur du deuil et de trouver une forme de sérénité. Elle souligne également l'importance des rituels, comme se recueillir en silence devant la plaque commémorative de son père, pour honorer sa mémoire et tenter de surmonter son chagrin. Ce passage reflète la quête universelle de sens face à la perte d'un être cher.

Ce que ça pourrait changer

L'article est une traduction d'un texte publié dans la chronique *Modern Love* du *New York Times*, un quotidien américain de référence fondé en 1851. Ce journal, dirigé par la famille Ochs-Sulzberger depuis 1896, est connu pour son centre gauche et son engagement en faveur d'un journalisme de qualité. Avec plus de 2 000 journalistes et 13 millions d'abonnés en 2025, le *New York Times* est l'un des médias les plus influents au monde. La chronique *Modern Love* aborde des thèmes universels comme l'amour, la perte et les relations humaines, à travers des récits personnels et poétiques.

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