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Plus de 70 entreprises infiltrées par la Corée du Nord : ces révélations du gouvernement américain font froid dans le dos

Presse-Citron · mis à jour il y a 16 h

Les États-Unis ont démantelé des “fermes à laptops” aux États-Unis. Elles étaient utilisées par des informaticiens nord-coréens pour infiltrer plus de 70 entreprises américaines..

Infiltration massive d'entreprises

Le gouvernement américain a révélé qu'une opération de cyberespionnage menée par la Corée du Nord a permis d'infiltrer plus de 70 entreprises, principalement aux États-Unis. Ces entreprises opèrent dans des secteurs variés, incluant la cybersécurité, la santé et les services financiers. L'objectif principal de cette infiltration est double : financer le régime nord-coréen grâce aux salaires versés aux informaticiens infiltrés, estimés à environ 3 millions de dollars, et potentiellement accéder à des informations sensibles ou stratégiques. Cette opération a été démantelée lors d'une intervention au Texas, en collaboration avec la société de cybersécurité CrowdStrike, qui a permis de découvrir l'ampleur du réseau.

Fermes à laptops démantelées

Les informaticiens nord-coréens utilisaient des identités volées pour se faire embaucher à distance dans des entreprises américaines. Une fois recrutés, ils recevaient des ordinateurs de travail qui étaient ensuite exploités dans des fermes à laptops, des locaux situés aux États-Unis où ces appareils étaient connectés à distance. Lors de l'opération au Texas, les autorités ont saisi près de 187 ordinateurs portables répartis dans plus de 40 fermes de ce type. Ces fermes servaient à masquer l'origine réelle des activités des informaticiens, tout en leur permettant de travailler comme s'ils étaient physiquement présents dans les entreprises ciblées.

Rôle de FAMOUS CHOLLIMA

L'entité nord-coréenne responsable de ce réseau d'infiltration est identifiée sous le nom de FAMOUS CHOLLIMA. Selon CrowdStrike, cette organisation serait à l'origine de nombreuses autres fermes à laptops encore actives aux États-Unis. FAMOUS CHOLLIMA agit comme un intermédiaire, facilitant le recrutement des informaticiens et la gestion des infrastructures techniques nécessaires à leurs activités. Les autorités américaines estiment que ce réseau génère des revenus significatifs pour le régime de Pyongyang, tout en servant de couverture pour des actions de cyberespionnage ou de sabotage.

Méthodes de recrutement frauduleuses

Pour recruter ces informaticiens, les facilitateurs nord-coréens utilisent des identités volées et des profils fictifs. Ils ciblent des entreprises américaines en ligne, souvent via des plateformes de recrutement ou des réseaux professionnels. Une fois embauchés, les informaticiens nord-coréens peuvent demander à des Américains complices de participer à des entretiens d'embauche en leur nom, de valider des identités frauduleuses, ou même de se soumettre à des vérifications biométriques comme des analyses d'urine ou des prélèvements d'empreintes digitales. Ces complices sont parfois rémunérés pour ces services, ce qui rend leur détection plus difficile.

Réactions des autorités américaines

Le FBI et le Département de la Justice des États-Unis ont réagi avec fermeté à cette découverte. Brett Leatherman, directeur adjoint de la division cybernétique du FBI, a souligné que ce programme représentait une menace directe pour la sécurité nationale, car les fonds générés financent des programmes d'armement nord-coréens. Ryan Raybould, procureur des États-Unis pour le district nord du Texas, a déclaré que chaque ferme démantelée réduit les ressources disponibles pour des activités hostiles. Le FBI a également émis un avis public pour alerter les Américains sur les risques encourus en participant, même involontairement, à ces activités illégales.

Ce que ça pourrait changer

Bien que l'opération de démantèlement ait eu lieu au Texas, les entreprises infiltrées ne se limitaient pas à cet État. Des sociétés situées dans d'autres régions des États-Unis, ainsi que dans le District de Columbia, étaient également concernées. De plus, ce phénomène n'est pas limité aux États-Unis : en septembre 2026, un cas similaire a été signalé en Nouvelle-Zélande, où un informaticien nord-coréen avait infiltré une entreprise locale en utilisant une fausse identité. Une fois découvert, il aurait menacé de divulguer des informations sensibles en échange d'une rançon.

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