Test de FC 27 : un open world désastreux, des bugs dans tous les sens et de rares améliorations
Fidèle à sa réputation de jeu qui ne change presque rien d'une année sur l'autre, EA Sports FC 27 donne une immense impression de déjà-vu tout en améliorant enfin certains modes délaissés comme le mode carrière. Mais l'héritier de FIFA incarne aussi ce qu'il y a de pire dans l'industrie du jeu vidéo : des bugs inadmissibles pour un jeu vendu comme finalisé, des nouveautés seulement pensées pour vendre des crédits et un open world, The Grounds, qui a tout d'une parodie de jeu vidéo (ou d'un remake du PlayStation Home de la PS3).
EA Sports FC 27, successeur de FIFA, est un jeu de simulation de football annuel qui perpétue une tradition de critiques malgré des ventes stables. Comme ses prédécesseurs, il est régulièrement pointé du doigt pour ses bugs récurrents et ses fausses nouveautés (innovations mineures ou cosmétiques). L’éditeur, basé aux États-Unis, mise sur l’attrait des équipes mises à jour et des licences officielles pour fidéliser une base de joueurs majoritairement insatisfaite mais dépendante. Par exemple, l’auteur de l’article a joué plus de 200 heures à FC 25 et FC 26, illustrant cette dépendance malgré les défauts du jeu.
The Grounds est le nouvel open world en ligne ajouté à FC 27, un monde virtuel où les joueurs incarnent un avatar pour accéder à des mini-jeux. Cependant, ce système est largement critiqué : la carte est vide, les zones sont inaccessibles (portails bloqués), et les mini-jeux nécessitent d’attendre dans des files d’attente virtuelles, comme à un guichet physique. Par exemple, pour jouer à un match en 2v2, il faut parfois patienter que d’autres parties se terminent, un système inefficace pour un jeu en ligne. Les nouveautés comme le foot-basket ou les matchs en 1v1 sont appréciées, mais leur accès est si compliqué que peu de joueurs les utilisent. EA Sports semble avoir conçu The Grounds davantage pour pousser à l’achat de crédits (monnaie virtuelle) que pour offrir une expérience de jeu fluide.
FC 27 introduit un gameplay plus lent et réaliste, avec une défense moins automatisée et des règles de corner modifiées. Cependant, cette approche est jugée excessive : les matchs deviennent monotones, avec des scores serrés (comme des 0-0) et des actions peu dynamiques. Par exemple, l’auteur évoque des pénaltys imaginaires sifflés pour des contacts mineurs, ou des joueurs qui oublient de se projeter dans l’action. Le système de corner casse aussi le rythme, rendant les parties longues et frustrantes. Malgré ces changements, certains joueurs comme Kylian Mbappé restent cheatés (avantagés de manière excessive), ce qui crée une incohérence entre le réalisme annoncé et la réalité du jeu.
Le mode carrière de FC 27 apporte des améliorations significatives, notamment dans la gestion des transferts. Les scènes de négociation autour d’un thé, jugées cringe (gênantes ou ridicules), sont remplacées par une interface moderne sur téléphone. Les contrats proposent désormais des bonus réalistes (qualifications, Ballon d’or) et des paiements échelonnés, calculés en partenariat avec TransferRoom pour refléter les vraies valeurs des joueurs. Par exemple, l’auteur cite l’achat de Lamine Yamal pour 150 millions d’euros dans FC 26, un prix irréaliste corrigé dans FC 27. Les conférences de presse sont aussi moins cringe, mais d’autres aspects du mode carrière (entraînements, décisions du conseil) restent inchangés.
FC 27 souffre de nombreux bugs, certains persistants depuis plusieurs années (FC 25 et FC 26). Par exemple, un rage-quit (quitter la partie en colère) peut annuler une victoire enregistrée à la 89ᵉ minute. D’autres bugs empêchent les remplacements de joueurs ou laissent les remplaçants figés sur le terrain. L’arbitrage est également critiqué pour son manque de cohérence, avec des penaltys sifflés pour des tacles anodins. Dans The Grounds, les bugs incluent des passants qui apparaissent au hasard ou des ballons qui ne touchent personne. Enfin, la modélisation 3D des visages, testée en bêta sur Switch 2, est jugée de très mauvaise qualité. Ces problèmes ont fait chuter la note du jeu sur Steam à « Mitigé ».
FC 27 perpétue le modèle économique de ses prédécesseurs, basé sur la vente de *crédits* (monnaie virtuelle) pour personnaliser son joueur ou accéder à des contenus exclusifs dans *The Grounds*. L’éditeur mise aussi sur les licences officielles, comme celle de Kylian Mbappé, pour attirer les joueurs. Cependant, ces stratégies sont perçues comme des *fausses nouveautés* ou des *pay-to-win* (payer pour gagner), car elles poussent à dépenser pour une expérience de jeu déjà limitée. Par exemple, les mini-jeux dans *The Grounds* sont réservés à ce monde virtuel, alors qu’ils pourraient être accessibles en mode classique (*Coup d’envoi*).

