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Société

Union blasts Ford government for ‘mismanagement’ of forest firefighting efforts

Ricochet · mis à jour il y a 15 j

Despite warnings from the Auditor General, budgets have failed to keep pace with climate change — and northern communities are now paying the price The post Union blasts Ford government for ‘mismanagement’ of forest firefighting efforts appeared first on Ricochet..

Saison record d'incendies

L'Ontario connaît en 2026 la pire saison d'incendies de forêt de son histoire, selon les données disponibles. Les feux de forêt ravagent le nord de la province, détruisant d'immenses étendues de terrain. Cette situation exceptionnelle est attribuée à 50 % au changement climatique, un phénomène qui aggrave la fréquence et l'intensité des incendies. Les experts soulignent que les modèles climatiques et les études sur la gestion des forêts prédisaient cette crise depuis des années. Les feux ont déjà causé des évacuations massives, notamment dans la région de Fort Frances, où deux incendies majeurs ont coupé l'électricité et forcé le déplacement de la communauté autochtone de Gakijiwanong Anishinaabe (Lac La Croix).

Critiques contre le gouvernement

Le syndicat des pompiers forestiers de l'Ontario, représenté par Noah Freedman (vice-président de la section Local 703 de l'Ontario Public Service Employees Union ou OPSEU), accuse le gouvernement provincial dirigé par Doug Ford de mismanagement (mauvaise gestion) à grande échelle dans la lutte contre les incendies. Freedman estime que le manque de ressources, comme les hélicoptères ou les équipes de pompiers, est en partie responsable de l'ampleur des dégâts. Il souligne que la négligence gouvernementale contribue autant à la crise que le changement climatique. Cette critique s'ajoute à celles d'autres acteurs, comme les dirigeants autochtones, qui dénoncent un manque de coordination et d'information pour organiser les évacuations.

Sous-financement chronique

L'Ontario dépasse systématiquement son budget dédié à la lutte contre les incendies depuis plusieurs années. En 2024, le budget alloué était de 135 millions d'euros, mais les dépenses réelles ont atteint 171 millions d'euros. En 2025, le budget était de 135 millions d'euros pour des dépenses de 271 millions d'euros. Pour 2026, le budget a été augmenté à 150 millions d'euros, mais reste inférieur aux dépenses des années précédentes. Cette situation force le gouvernement à recourir à des financements d'urgence, ce qui coûte plus cher à long terme. Freedman explique que cette sous-financement chronique empêche d'avoir les ressources nécessaires, comme les 200 équipes de pompiers traditionnelles (composées de 4 membres chacune), pour faire face aux incendies.

Manque de moyens humains

Selon Freedman, le gouvernement Ford ne dispose actuellement que de 150 équipes de pompiers sur le terrain, soit 75 % des effectifs habituels. Ces équipes incluent des pompiers venus d'autres provinces comme le Yukon ou l'Alberta, ce qui montre une dépendance accrue aux ressources extérieures. Dans le district de Fort Frances, seulement 3 des 12 équipes prévues étaient financées, malgré la présence de deux grands incendies. Cette pénurie de personnel s'explique par des années de sous-financement et une gestion inefficace des ressources humaines. Les rapports de recrutement et de rétention depuis 2015, ainsi que l'audit de 2022 du Bureau de l'Auditeur général de l'Ontario, avaient déjà alerté sur ce problème.

Problèmes logistiques et aériens

Le contrat de huit ans avec Wisk Helicopters pour fournir des hélicoptères aux pompiers est arrivé à échéance fin 2025 sans être renouvelé. Résultat, les districts doivent désormais louer des appareils à court terme, souvent à des coûts élevés pour les contribuables. Freedman explique que cette situation crée des incertitudes et des retards dans l'intervention, alors que la stratégie de lutte contre les incendies repose sur une intervention rapide et précise. Les appareils doivent être positionnés près des zones à risque, mais les contrats temporaires compliquent cette logistique. Le gouvernement n'a pas répondu aux demandes d'interviews ou de commentaires sur ce sujet.

Avertissements ignorés

Dès 2015, des rapports sur le recrutement et la rétention des pompiers mettaient en garde contre une capacité insuffisante pour faire face à l'augmentation des incendies. En 2022, l'audit du Bureau de l'Auditeur général prévoyait une hausse de 15 % des incendies entre 2022 et 2040, nécessitant le double des ressources actuelles pour les combattre. L'audit de Bonnie Lysyk, alors Auditor General (responsable de la vérification des comptes publics), avait souligné que des augmentations budgétaires progressives ne suffiraient pas à résoudre le problème. Malgré ces alertes, le gouvernement n'a pas pris de mesures structurelles pour renforcer les moyens de lutte contre les incendies.

Ce que ça pourrait changer

Face aux critiques, Doug Ford a évoqué la nécessité de développer une *stratégie fédérale* pour gérer les incendies à l'échelle du Canada. Cependant, Freedman considère cette proposition comme une diversion, car une coordination nationale ne peut pas être mise en place en pleine saison des incendies. Il rappelle que la Colombie-Britannique, confrontée à des crises similaires en 2017 et 2018, avait renforcé ses moyens humains et matériels de manière durable. À ce jour, 140 incendies sont actifs dans le nord-ouest de l'Ontario, dont 47 ne sont pas maîtrisés. Le ministère des Ressources naturelles n'a pas répondu aux demandes d'interviews ou de commentaires.

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