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Généraliste

La fin

Le Devoir · mis à jour 3 oct.

Que restera-t-il quand la fortune du monde sera partagée entre quatre oligarques mégalomanes ?.

Fin septembre

L'article évoque la fin septembre comme une période de transition ambiguë entre l'été et l'automne. Cette saison est comparée à une calvitie naissante, où rien n'est encore adapté à la nouvelle réalité météorologique. L'autrice décrit une sensation d'incertitude face aux températures, oscillant entre chaud et froid, comme si la nature hésitait elle-même à basculer dans l'automne. Cette métaphore illustre aussi un malaise plus large : celui d'une époque où les repères traditionnels s'effritent, où les saisons, comme les modes de vie, semblent déphasées. La fin septembre devient ainsi une allégorie des changements profonds que traverse la société, où les anciennes structures (familiales, économiques, sociales) se désagrègent sans que les nouvelles ne soient encore pleinement en place.

Cérémonie funéraire

L'autrice décrit une cérémonie funéraire tenue dans une salle vitrée en haut d'un immeuble du Vieux-Montréal, près du fleuve, offrant une vue panoramique. Cette élégance contraste avec le caractère éphémère de la vie, soulignant l'importance de célébrer l'existence de manière apaisée. La cérémonie se déroule dans un cadre urbain moderne, où se mêlent des participants endimanchés, des juges et des membres de l'élite locale. L'autrice souligne comment cet événement, bien que formel, ramène chacun à sa fragilité et à son mystère intime. Le son des cloches de la cathédrale et la présence d'un goéland blanc ajoutent une dimension poétique, rappelant la connexion entre l'humain et la nature, même dans les moments les plus solennels.

Enfance et souvenirs

L'autrice évoque les souvenirs de sa mère, qui a grandi dans une famille nombreuse de 10 enfants dans l'Abitibi. Elle décrit une enfance marquée par la pauvreté et l'ingéniosité familiale : les vêtements étaient cousus à la main et réutilisés entre sœurs pour économiser. La grand-mère refusait d'acheter des uniformes scolaires, préférant confectionner les habits des enfants. L'autrice compare cette époque à la sienne, où les dépenses superflues (comme les costumes du dimanche) sont désormais accessibles. Elle mentionne aussi le transport en autobus scolaire, où un seul véhicule suffisait pour ramasser les enfants de deux maisons voisines, reflétant des taux de natalité bien plus élevés qu'aujourd'hui. Ces récits illustrent l'évolution des modes de vie et des valeurs familiales au Québec.

Mort et héritage

L'autrice réfléchit à la mort de sa mère et à la manière dont les proches honorent sa mémoire. Elle souligne que les éloges funèbres idéalisent souvent les défunts, effaçant leurs imperfections. La citation de sa grand-mère, « tout le monde est bien fin, quand il est mort », résume cette idée : la mort lave les parcours de vie de leurs aspérités. L'autrice exprime sa crainte que sa propre mort ne soit jugée à travers le prisme des médias, où les figures publiques sont réduites à leur image médiatique. Elle évoque aussi la douleur de voir une amie pleurer sa mère, rappelant que la perte d'un parent est une expérience universelle, malgré les différences de circonstances. Cette réflexion mène à une méditation plus large sur la fragilité humaine.

Métro et inégalités

L'autrice apprécie le contraste entre son costume du dimanche et l'environnement du métro, où elle se sent « riche » de partager ce moyen de transport avec des personnes de tous horizons. Elle cite l'ancien maire de Bogotá, Enrique Peñalosa, pour qui « un pays développé n’est pas un endroit où les pauvres ont des voitures, mais un endroit où les riches utilisent les transports en commun ». Cette idée souligne que l'accès aux transports publics est un marqueur de progrès social, où les privilèges se mesurent à l'aune de la mixité et de l'humilité. L'autrice lie cette réflexion à sa propre expérience, où le métro devient un espace de connexion humaine, loin des apparences et des hiérarchies sociales.

Déshumanisation moderne

L'autrice exprime une inquiétude face à la déshumanisation croissante de la société, où les interactions humaines sont remplacées par des machines et des algorithmes. Elle imagine un futur où l'IA communique avec d'autres IA, où les repas sont industrialisés, les courriels rédigés par des robots, et les caisses d'épicerie automatisées. Elle évoque aussi un monde où quatre oligarques détiennent l'essentiel de la fortune mondiale, symbolisant une concentration extrême du pouvoir et des ressources. Dans ce contexte, elle craint que l'humanité ne devienne « desséchée » et « pauvre », privée de sa capacité à créer des liens authentiques. La cérémonie funéraire devient alors un rappel poignant de ce qui reste de précieux : l'intimité humaine, inaccessible aux machines.

Ce que ça pourrait changer

L'autrice définit la *vraie richesse* comme la capacité à cultiver l'intimité, c'est-à-dire la connexion profonde avec autrui ou avec le monde. Elle souligne que cette richesse ne s'achète pas et échappe à toute quantification matérielle. Elle invite à se perdre dans l'observation d'une fleur ou dans le cœur d'un enfant, des expériences qui échappent à la logique des oligarques et des machines. Elle conclut en interrogeant la pauvreté spirituelle de ceux qui, malgré leur fortune, n'ont pas accès à cette forme d'enrichissement. La citation *« Qu’on me montre un seul oligarque qui comprend ça et qui, au fond, n’est pas pauvre à en crever »* résume cette idée : la véritable opulence réside dans la capacité à ressentir et à s'émerveiller, bien au-delà des biens matériels.

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