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Généraliste

Les Québécois doivent tirer des leçons du Brexit, selon Milliard

Le Devoir · mis à jour 3 oct.

Le projet d’indépendance de Paul St-Pierre Plamondon est « archaïque », dit le PLQ..

Brexit et leçons pour le Québec

Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a comparé le projet d’indépendance du Québec porté par le Parti québécois (PQ) à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE), connue sous le nom de Brexit. Selon lui, le Brexit illustre les risques économiques d’un isolement politique. Il cite l’exemple d’Andy Burnham, premier ministre de la région anglaise du Grand Manchester, qui envisage de renégocier un rapprochement avec l’UE dix ans après le Brexit. Milliard souligne que les moyennes puissances, comme le Québec ou la Grande-Bretagne, ont intérêt à s’unir face aux géants économiques que sont les États-Unis et la Chine. Il présente ainsi l’indépendance comme un projet archaïque, c’est-à-dire dépassé, dans un contexte où la coopération entre pays est perçue comme un avantage stratégique.

Critique du projet indépendantiste

Milliard a qualifié le projet d’indépendance du Québec, porté par Paul St-Pierre Plamondon (PQ), de archaïque par rapport aux réalités économiques actuelles. Il a justifié cette critique en soulignant que les moyennes puissances doivent s’unir pour rivaliser avec les grandes économies mondiales. Lors d’une conférence de presse à Lachute, il a également évoqué l’absence d’analyse économique détaillée de son parti, contrairement à la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui avait présenté vendredi une étude chiffrée sur les conséquences de l’indépendance. Selon cette étude, la souveraineté du Québec pourrait entraîner une perte de jusqu’à 65 milliards de dollars dans le PIB (Produit Intérieur Brut), soit la valeur totale des biens et services produits dans la province en un an.

Réaction de Milliard aux chiffres

Face aux chiffres avancés par Eric Girard, ministre sortant des Finances de la CAQ, qui évoquent un trou de 65 milliards de dollars dans le PIB en cas d’indépendance, Milliard a d’abord exprimé des doutes. Il a déclaré partager l’idée qu’un référendum pourrait avoir un impact négatif sur l’économie, mais il a questionné la méthodologie utilisée pour arriver à ce chiffre. Plus tard, lors d’une réponse en anglais, il a finalement reconnu la plausibilité de cette analyse, admettant que l’indépendance pourrait appauvrir le Québec et réduire son PIB. Il a cependant ajouté que, selon lui, le Québec s’est déjà appauvri sous le gouvernement de la CAQ et que la situation empirerait avec un gouvernement du PQ.

Stratégie électorale du PLQ

Milliard a expliqué que son parti avait choisi de centrer sa campagne sur des projets positifs et aspirationnels pour le Québec, plutôt que sur le référendum. Il a mentionné qu’à son élection comme chef du PLQ en février 2024, on lui avait conseillé de ne pas se limiter à parler de la question indépendantiste. Il a ainsi évité de corroborer explicitement les chiffres de Girard sur l’impact économique de l’indépendance, tout en reconnaissant indirectement leur pertinence. Cette approche reflète une volonté de proposer une vision constructive pour l’avenir, en évitant les débats polarisants comme celui de la souveraineté.

Ce que ça pourrait changer

L’article s’inscrit dans le cadre des élections générales québécoises prévues en 2026. Le PLQ, dirigé par Charles Milliard, se positionne comme le *seul vrai parti fédéraliste* du Québec, s’opposant ainsi aux partis souverainistes comme le PQ. La CAQ, dirigée par François Legault, a récemment publié une analyse économique détaillée sur les risques de l’indépendance, ce qui a poussé le PLQ à réagir. Le débat porte donc sur l’avenir politique et économique du Québec, avec des enjeux majeurs comme la croissance du PIB, la stabilité économique et les relations internationales.

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