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Environnement

« Le climat est politique » : les marches du 26 septembre tentent de créer un rapport de force

Reporterre · mis à jour 28 sept.

Plus de 130 000 personnes ont marché partout en France le 26 septembre « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». Entre les alliances politiques et les sujets « qui fâchent », le mouvement cherche sa stratégie pour massifier ses rangs.

Contexte des marches

Le 26 septembre 2021, des manifestations pour le climat ont eu lieu en France, organisées par des collectifs écologistes et syndicats. Ces marches s'inscrivaient dans une série d'actions visant à influencer les politiques publiques. Le titre de l'article souligne que le climat est un enjeu politique, c'est-à-dire qu'il dépasse le cadre environnemental pour engager des choix de société, économiques et sociaux. Les organisateurs cherchaient à créer un rapport de force, une expression qui désigne ici la capacité à peser sur les décisions en mobilisant un nombre important de personnes. Les revendications portaient notamment sur la justice climatique et la nécessité d'une transition écologique plus ambitieuse.

Acteurs mobilisés

Plusieurs organisations ont participé à l'organisation de ces marches, dont des syndicats comme la CGT (Confédération générale du travail) et des collectifs écologistes comme Alternatiba ou ANV-COP21 (Action non-violente COP21). Ces acteurs représentent des intérêts différents : les syndicats défendent souvent les travailleurs face aux transformations économiques, tandis que les collectifs écologistes mettent l'accent sur la protection de l'environnement. Leur alliance montre une convergence des luttes autour de la question climatique. Les organisateurs ont appelé à une mobilisation massive pour envoyer un signal fort aux pouvoirs publics.

Revendications principales

Les manifestants demandaient une accélération de la transition écologique, avec des mesures concrètes comme la fin des subventions aux énergies fossiles, l'investissement dans les énergies renouvelables et la justice sociale pour les populations les plus touchées par le changement climatique. Ils critiquaient aussi les politiques gouvernementales, jugées insuffisantes pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris (signé en 2015), qui vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Les organisateurs dénonçaient notamment le retard pris par la France dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), estimées à environ 430 millions de tonnes équivalent CO₂ par an en 2021.

Stratégie d'action

Pour créer un rapport de force, les organisateurs ont combiné plusieurs formes d'action : des marches dans plusieurs villes françaises, des rassemblements devant des sites symboliques comme des centrales électriques ou des ministères, et des appels à la grève dans certains secteurs. L'objectif était de montrer une mobilisation large et diversifiée, capable de perturber le fonctionnement normal du pays. Les organisateurs espéraient ainsi influencer les débats politiques avant les élections de 2022, en particulier sur la question climatique, devenue un sujet central dans le débat public.

Ce que ça pourrait changer

Les marches du 26 septembre ont été suivies par des réactions contrastées des responsables politiques. Certains élus, notamment issus de la majorité présidentielle, ont salué la mobilisation tout en rappelant les efforts déjà engagés par le gouvernement, comme le plan de relance écologique ou la loi **Climat et Résilience** (promulguée en août 2021). D'autres, à l'opposition, ont critiqué l'inaction du gouvernement et soutenu les revendications des manifestants. Ces réactions illustrent la polarisation du débat climatique en France, où les positions varient entre ceux qui prônent une transition rapide et ceux qui défendent un équilibre avec les impératifs économiques.

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