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Les partis politiques divisés sur le sort du bureau québécois à Tel-Aviv

Le Devoir · mis à jour il y a 6 j

En débat sur l’international au CORIM, certains consensus sont toutefois survenus pour la CAQ, le PQ, QS et le PLQ..

Débat électoral international

Lors de l'élection québécoise de 2026, quatre partis politiques (la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS) et le Parti libéral du Québec (PLQ)) ont participé à un débat organisé par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) et Le Devoir. Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à l’invitation. L’événement, intitulé Le monde dans l’urne, visait à discuter des priorités internationales du Québec. Parmi les sujets abordés figuraient la gestion des relations commerciales, la représentation à l’étranger et la position du Québec face au conflit en Israël et à Gaza. Les quatre partis ont exprimé leur volonté de diversifier les échanges commerciaux du Québec et de renforcer les liens avec le reste du Canada, notamment en raison des tensions commerciales avec les États-Unis. Ils ont également convenu de l’importance d’élargir le réseau de représentation du Québec à l’étranger.

Bureau de Tel-Aviv : désaccords

Le sort du bureau québécois à Tel-Aviv, en Israël, a révélé des divergences marquées entre les partis. Québec solidaire (QS) propose sa fermeture, arguant qu’un gouvernement solidaire ne devrait pas financer un État accusé de violations des droits humains, notamment dans le contexte du conflit à Gaza. Roxane Milot, candidate de QS, a déclaré qu’une mission pourrait être déplacée dans un pays voisin, mais pas dans un État impliqué dans un génocide. À l’inverse, la CAQ et le PLQ défendent le maintien du bureau pour préserver les canaux de communication. Christopher Skeete (CAQ) a souligné que fermer un bureau enverrait un signal de rupture, tandis que Madeleine Féquière (PLQ) a utilisé l’expression si on n’est pas à la table, on est sur le menu pour illustrer l’importance de rester présent. Le PQ, représenté par Stéphane Paquet, propose une solution intermédiaire : maintenir le bureau, mais suspendre ses activités tant que le conflit à Gaza persiste. Cette position a été critiquée par Skeete, qui l’a qualifiée de fermeture déguisée, alors que Paquet insistait sur la distinction entre Israël et le Moyen-Orient.

Investissements en défense

Un sondage Léger-TACT, révélé lors du débat, montre que 37 % des Québécois souhaitent que le Québec maintienne ses investissements dans l’industrie de la défense, tandis que 27 % préfèrent une augmentation et 11 % une réduction. Les candidats de la CAQ, du PQ et du PLQ ont tous affirmé vouloir augmenter ces investissements s’ils arrivent au pouvoir. Christopher Skeete (CAQ) n’a pas détaillé sa position, mais Stéphane Paquet (PQ) et Madeleine Féquière (PLQ) ont confirmé cette orientation. Roxane Milot (QS) s’est opposée à cette idée, estimant que les investissements actuels du ministère canadien de la Défense sont suffisants et que les fonds pourraient être réaffectés à d’autres priorités. Elle a rappelé que l’histoire montre que les dépenses militaires n’ont pas toujours été efficaces face aux crises.

Ce que ça pourrait changer

Tous les partis présents au débat ont convenu de l’importance d’améliorer la *découvrabilité* des contenus culturels québécois à l’ère numérique, c’est-à-dire leur visibilité et leur accessibilité en ligne. Cependant, des désaccords subsistent sur les moyens d’y parvenir. Le PQ, QS et le PLQ soutiennent l’idée de taxer davantage les grandes entreprises technologiques, surnommées **GAFAM** (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), pour financer la culture québécoise. Madeleine Féquière (PLQ) a critiqué la décision d’Ottawa de ne pas augmenter cette taxation, qualifiant cette position d’inattendue. À l’inverse, la CAQ propose de collaborer avec des organisations comme l’UNESCO pour contrer l’influence des GAFAM. Roxane Milot (QS) a exprimé son accord avec le PLQ sur ce point, tout en rappelant que le PQ inclut aussi la promotion et la taxation des GAFAM dans sa stratégie culturelle.

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