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PSPP ne formera pas de gouvernement de coalition

ICI Radio-Canada · mis à jour 6 oct.

Minoritaire, le premier ministre désigné confirme qu'il collaborera à la pièce avec les partis d'opposition..

Nouveau PM minoritaire

Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), chef du Parti québécois (PQ), devient premier ministre du Québec le 6 octobre 2026 avec 59 députés sur 127 à l'Assemblée nationale, soit une majorité relative mais pas absolue. Un gouvernement minoritaire signifie qu'il n'a pas le soutien de la majorité des élus, ce qui le place dans une position fragile. Historiquement, ces gouvernements au Québec ont une durée moyenne de 18 mois avant une nouvelle élection ou une crise politique. PSPP a exclu la formation d'une coalition officielle avec un autre parti, comme le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti conservateur du Québec (PCQ) ou Québec solidaire (QS), malgré la nécessité de collaborer pour faire adopter des lois. Il privilégie une approche pragmatique de collaboration ponctuelle plutôt qu'une alliance formelle.

Collaboration avec oppositions

PSPP a annoncé qu'il ne considérait plus les chefs des autres partis comme des adversaires, mais comme des partenaires potentiels pour des projets spécifiques. Il prévoit rencontrer les leaders du PLQ, du PCQ et de QS dans les prochaines semaines pour discuter de sujets communs. Sur la question sensible du référendum sur l'indépendance, PSPP a indiqué qu'il pourrait s'entendre avec QS, mais sans garantie d'appui inconditionnel, comme l'a précisé la cheffe de QS, Ruba Ghazal. PSPP a aussi confirmé qu'il ne tiendrait pas de référendum tant que Donald Trump resterait président des États-Unis, une promesse faite avant la campagne électorale. Le PQ a obtenu 28 % des voix, soit le plus faible score de son histoire pour un gouvernement élu, mais a doublé son nombre de votes par rapport à 2022 (1,2 million contre 600 000).

Réformes et priorités

PSPP a détaillé son plan pour ses 100 premiers jours, incluant plusieurs mesures phares. Il promet d'organiser un sommet sur l'itinérance, de créer un Secrétariat à l'efficacité gouvernementale et à l'allègement réglementaire, ainsi que de déposer un projet de loi pour geler les salaires des élus et des dirigeants des sociétés d'État. Il souhaite aussi former un Conseil des ministres plus réduit que celui du gouvernement précédent. Concernant la monarchie britannique, PSPP a demandé un avis juridique sur la présence de la lieutenante-gouverneure lors de l'ouverture de la 44e législature et envisage de rediriger les 1,3 million de dollars alloués à son cabinet vers la lutte contre l'itinérance. Il a également évoqué la nécessité de représenter la Capitale-Nationale (Québec) au gouvernement, bien qu'aucun député péquiste n'y ait été élu.

Ce que ça pourrait changer

PSPP a nommé sa cheffe de cabinet, Nadine Koussa, ancienne présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, et Frédéric Guay comme secrétaire général et greffier du Conseil exécutif, un poste clé dans l'administration publique. Parmi les nouveaux ministres, seuls deux ont déjà occupé ce rôle sous Pauline Marois. PSPP a aussi évoqué la possibilité de faire appel à d'anciens députés, comme Pascal Paradis et Alex Boissonneault, malgré leur défaite électorale. Enfin, il a discuté avec le premier ministre fédéral Mark Carney de sujets comme la guerre tarifaire, les infrastructures et l'immigration, insistant sur le respect des intérêts du Québec.

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