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Trump envisage des bombardements d’envergure sur l’Iran

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 12 j

Une opération militaire à grande échelle a fait l'objet d'une réunion entre le président et ses conseillers..

Contexte du conflit

Depuis le 7 juillet 2026, les tensions entre les États-Unis et l'Iran se sont intensifiées, principalement autour du détroit d'Ormuz, une zone maritime cruciale pour le transport mondial de pétrole. Ce détroit, situé entre l'Iran et les Émirats arabes unis, est emprunté par environ 20 à 30 % du commerce mondial d'hydrocarbures. Les États-Unis mènent des bombardements quotidiens sur l'Iran depuis près de deux semaines, selon l'article publié le 24 juillet 2026. En réponse, l'Iran a riposté en attaquant des installations militaires américaines situées à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. Ces frappes ont causé des morts et des dégâts matériels, selon les médias iraniens. L'Iran considère désormais comme légitimes toutes les cibles abritant des forces américaines au Moyen-Orient, une position qui élargit le champ des possibles conflits dans la région.

Menaces américaines

Donald Trump, président des États-Unis, a déclaré le 24 juillet 2026 qu'il envisageait des bombardements encore plus importants sur l'Iran, en réaction à l'escalade du conflit. Il a précisé qu'il n'avait pas encore pris de décision finale, mais qu'il discutait avec ses conseillers d'une opération militaire à grande échelle. Trump a averti l'Iran que ce pays avait le choix entre négocier un accord avec Washington ou subir des représailles bien plus sévères. Il a également mis en garde la Russie et la Chine, deux alliés de l'Iran, contre toute aide militaire ou vente d'armes à Téhéran. Les États-Unis enquêtent actuellement sur d'éventuelles ventes d'informations par Moscou et Pékin à l'Iran, qui auraient facilité les frappes contre les bases américaines au Moyen-Orient. Le coût estimé de cette guerre pour les États-Unis s'élève à 37,5 milliards de dollars, selon le secrétaire à la Défense américain.

Réactions iraniennes

L'Iran a réagi avec fermeté aux menaces américaines. Le chef de l'armée iranienne, Ali Abdollahi, a déclaré que pour chaque citoyen iranien tué, un soldat américain serait « envoyé en enfer ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l'Iran se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires contre tout pays soutenant ou coopérant avec les États-Unis. Les Gardiens de la révolution, une force paramilitaire iranienne, ont appelé les civils du Moyen-Orient à éviter les sites abritant des forces américaines, les considérant comme des cibles légitimes. Parallèlement, l'Iran continue de soutenir les rebelles houthis au Yémen, qui ont annoncé un blocus maritime dans la mer Rouge et le golfe d'Aden, ciblant notamment les navires saoudiens. Un navire saoudien a été touché le 24 juillet 2026, subissant des dommages mineurs.

Extension géographique

Le conflit s'étend désormais au-delà du détroit d'Ormuz. Les Houthis, alliés de l'Iran, ont imposé un blocus maritime dans la mer Rouge et le golfe d'Aden, une zone stratégique reliant l'Europe à l'Asie via le canal de Suez en Égypte. Ce blocus perturbe le commerce mondial, car environ 12 % du trafic maritime mondial passe par cette route. En réponse, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a lancé des frappes aériennes sur Hodeïda, un port contrôlé par les Houthis sur la côte ouest du Yémen. Les médias rebelles ont confirmé que des bâtiments de télécommunications avaient été touchés. Les habitants de Hodeïda ont rapporté avoir entendu des explosions près du port, illustrant l'escalade militaire dans la région.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette escalade, la Chine a tenté de jouer un rôle diplomatique. Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a rencontré son homologue iranien, Abbas Araghchi, au Kirghizistan le 24 juillet 2026. Wang Yi a appelé les États-Unis et l'Iran à reprendre les négociations pour mettre fin au conflit, soulignant que « la porte des négociations, une fois ouverte, ne devrait pas être fermée ». Il a également réaffirmé le soutien de la Chine à l'Iran en matière de souveraineté et de sécurité nationale. Pékin, partenaire stratégique de Téhéran, a insisté sur la nécessité de préserver l'espoir de paix. Cette intervention diplomatique s'inscrit dans un contexte où les tensions entre grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie) s'accentuent autour de la question iranienne.

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