CELEX:32026D1722: Décision (PESC) 2026/1722 du Conseil du 13 juillet 2026 relative à une mesure d’assistance au titre de la facilité européenne pour la paix afin de soutenir les forces armées des Phil
Le 13 juillet 2026, le Conseil de l’Union européenne a adopté une décision (numérotée **2026/1722**) pour soutenir les forces armées des Philippines via la *Facilité européenne pour la paix* (ou *European Peace Facility*, **EPF**). Cette décision s’inscrit dans le cadre de la *Politique étrangère et de sécurité commune* (**PESC**), un domaine où les États membres de l’UE coordonnent leurs actions internationales. L’objectif principal est d’aider les Philippines à renforcer leurs capacités militaires, notamment en matière de surveillance maritime, pour contribuer à la stabilité régionale. Le montant alloué pour cette aide est de **15 millions d’euros**, sur une durée de **36 mois** (3 ans) à partir de la date de la décision. Cette initiative fait suite à une demande officielle des Philippines en octobre 2025, soulignant l’intensification des défis sécuritaires dans la région.
Le 13 juillet 2026, le Conseil de l’Union européenne a adopté une décision (numérotée 2026/1722) pour soutenir les forces armées des Philippines via la Facilité européenne pour la paix (ou European Peace Facility, EPF). Cette décision s’inscrit dans le cadre de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), un domaine où les États membres de l’UE coordonnent leurs actions internationales. L’objectif principal est d’aider les Philippines à renforcer leurs capacités militaires, notamment en matière de surveillance maritime, pour contribuer à la stabilité régionale. Le montant alloué pour cette aide est de 15 millions d’euros, sur une durée de 36 mois (3 ans) à partir de la date de la décision. Cette initiative fait suite à une demande officielle des Philippines en octobre 2025, soulignant l’intensification des défis sécuritaires dans la région.
L’aide européenne financera l’acquisition d’équipements non létaux pour les forces armées philippines, principalement la marine. Les équipements concernés incluent des systèmes de radars côtiers pour surveiller les zones maritimes, des systèmes de surveillance électro-optique et infrarouge pour détecter des activités suspectes, ainsi que des mesures de soutien électronique radar pour analyser les signaux ennemis. Ces outils visent à améliorer la conscience du domaine maritime (capacité à surveiller et comprendre les activités en mer) et la conscience situationnelle (capacité à analyser et réagir aux menaces). L’UE financera également des formations techniques pour les militaires philippins, afin de garantir une utilisation optimale de ces équipements. Aucun armement offensif n’est prévu dans cette assistance.
Cette décision s’appuie sur plusieurs textes européens, dont la décision 2021/509 qui établit la Facilité européenne pour la paix (EPF), un fonds dédié au financement d’actions extérieures de l’UE en matière de sécurité et de défense. L’UE impose des conditions strictes pour l’utilisation de cette aide. Les Philippines doivent garantir que les équipements fournis seront utilisés conformément au droit international, notamment le droit international humanitaire (règles encadrant les conflits armés) et les droits humains. Les autorités philippines s’engagent à maintenir ces équipements en bon état, à ne pas les transférer à des tiers non autorisés, et à en faire un usage conforme aux objectifs définis. En cas de non-respect, l’UE se réserve le droit de suspendre ou de mettre fin à l’aide.
La mise en œuvre de cette décision est confiée au Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (actuellement Kaja Kallas), qui supervise les relations extérieures de l’UE. Une entreprise française spécialisée, Défense Conseil International (DCI Group), sera chargée de l’exécution pratique des formations et de la livraison des équipements. L’UE prévoit également un système de contrôle post-livraison pour vérifier l’utilisation des équipements. Les forces philippines devront signer des certificats de réception lors de la livraison, fournir des rapports annuels sur l’utilisation des équipements, et autoriser des visites sur site pour des audits indépendants. Ces mesures visent à assurer la transparence et l’efficacité de l’aide.
L’UE mettra en place un mécanisme de suivi pour évaluer l’impact de cette assistance. Le Comité politique et de sécurité (PSC) de l’UE recevra des rapports semestriels sur la progression du projet, tandis qu’un auditeur indépendant pourra effectuer des vérifications sur place à tout moment. À l’issue des 36 mois, une évaluation finale sera réalisée pour mesurer si les objectifs ont été atteints, notamment le renforcement de la coopération sécuritaire entre l’UE et les Philippines et l’amélioration de la stabilité régionale. En cas de manquement aux conditions, le PSC pourra décider de suspendre partiellement ou totalement l’aide, voire de recommander son arrêt définitif au Conseil de l’UE.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de *renforcement des liens sécuritaires* entre l’UE et les Philippines. En juin 2025, les deux parties ont convenu d’intensifier leur coopération lors d’un *Dialogue sur la sécurité et la défense* à Manille. Un *sous-comité maritime* s’est réuni en octobre 2025 à Bruxelles, suivi d’un second dialogue en novembre 2025, marquant une volonté commune de traiter les défis sécuritaires, notamment en mer. Les Philippines, archipel de plus de **100 millions d’habitants**, font face à des enjeux comme la piraterie, les conflits territoriaux en mer de Chine méridionale et les menaces terroristes. Cette aide européenne s’ajoute à d’autres initiatives de coopération, comme des exercices militaires communs ou des formations conjointes.

