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Généraliste

La voix des jeunes

Le Devoir · mis à jour 22 sept.

On reproche aux jeunes de ne pas se mobiliser davantage, sans les inclure dans la conversation..

Expérience de scrutatrice

En 2021, l’autrice a travaillé comme scrutatrice lors d’élections fédérales et municipales au Québec. Elle a suivi une formation accessible avant d’être affectée à un bureau de vote, d’abord dans un immeuble pour personnes âgées près du métro Beaubien, puis dans une école primaire de Rosemont. Elle y a été associée à Thomas, un jeune de 17 ans non éligible au vote mais autorisé à travailler comme préposé au scrutin. L’autrice décrit cette expérience comme une révélation sur le fonctionnement concret de la démocratie, soulignant que le dépouillement des urnes et le comptage des voix lui ont donné une impression de responsabilité et d’émotion collective. Elle a ensuite suivi les résultats électoraux avec une attention inhabituelle, comparant cette soirée à un événement sportif décisif.

Participation électorale des jeunes

Le taux de participation des jeunes aux élections provinciales au Québec reste inférieur à celui des autres groupes d’âge. Selon les données de Statistique Québec pour 2022, ce taux varie entre 35 % et 63 % pour les 18-24 ans, et entre 42 % et 66 % pour les 25-34 ans. L’autrice souligne que cette participation augmente avec l’âge, avant de redescendre chez les 75 ans et plus. Elle s’interroge sur les raisons de ce désengagement, notamment l’absence de dialogue politique adapté aux jeunes générations. Elle note que les débats télévisés et les discours des chefs politiques ne semblent pas les interpeller directement, comme s’ils s’adressaient principalement à des entrepreneurs ou à des acteurs économiques.

Absence de représentation

L’autrice critique l’absence d’inclusion des jeunes dans les débats politiques, malgré les reproches qui leur sont adressés pour leur faible mobilisation. Elle estime que les chefs devraient prioritairement s’adresser à eux, car ce sont eux qui construiront et vivront dans le monde de demain. Elle cite la chanson Promis juré des Louanges, extraite de l’album Alouette ! (2026), pour illustrer ce sentiment de décalage générationnel. Dans cette chanson, le chanteur Vincent Roberge exprime une frustration face à l’incompréhension entre les générations, avec des paroles comme « Les jeunes me regardent comme si j’avais 100 ans » ou « Les vieux m’parlent comme si j’étais un enfant ».

Voix des jeunes générations

Pour mieux comprendre les aspirations des jeunes, l’autrice recommande deux œuvres culturelles. D’abord, la chanson La journée va être chaude des Louanges, qui aborde des enjeux climatiques avec un mélange de groove et d’images percutantes. Ensuite, le film documentaire La meilleure façon, c’est par accident (2026) de Noémie D. Leclerc, qui suit une réalisatrice et ses proches, dont sa mère et son grand-père. Le film, tourné dans la tradition du cinéma direct, capture des moments de vie et des réflexions sur la mort et la jeunesse. Une protagoniste y déclare : « On n’a pas peur de vivre non plus ! », illustrant l’énergie et les préoccupations des jeunes générations.

Ce que ça pourrait changer

L’autrice évoque les préoccupations de sa fille de 19 ans, étudiante en art et technologie des médias au cégep de Jonquière, ainsi que celles de ses amis. Ces jeunes, qui voteront pour la première fois lors des élections du 5 octobre, citent le logement, l’environnement, le coût de la vie et l’avenir comme leurs principaux enjeux. Ils soulignent aussi les inégalités croissantes et les injustices persistantes. L’autrice rapporte leurs propos : *« On dirait que les problèmes vont en empirant et ne se règlent jamais ! »* et *« C’est important pour nous d’aller voter, parce que c’est en participant qu’on peut se faire entendre. »* Elle insiste sur leur volonté de ne pas laisser les autres décider à leur place, malgré les défis.

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