La vingtaine : le bon âge pour vivre à l’étranger
Quand on est jeune, on a souvent envie de s’expatrier, le temps d’un semestre ou pour plus longtemps. “Travel + Leisure” classe les meilleures destinations, tandis que “NDTV” et “PhilStar Life” expliquent pourquoi cela vaut la peine..
Partir vivre à l'étranger est une tendance croissante chez les jeunes adultes, souvent motivée par le désir de découvrir une nouvelle culture, d'améliorer leurs compétences linguistiques ou d'acquérir une première expérience professionnelle internationale. Cette pratique, appelée expatriation, est particulièrement répandue chez les personnes âgées de 20 à 30 ans. Elle peut prendre la forme d'un séjour temporaire, comme un semestre d'études à l'étranger, ou d'une installation plus longue. Les raisons de ce phénomène incluent la facilité à s'adapter à un nouvel environnement, une plus grande ouverture d'esprit et une moindre attachement à des obligations familiales ou professionnelles stables. Les jeunes adultes voient dans cette expérience une opportunité de se construire une identité personnelle et professionnelle hors de leur pays d'origine.
Le magazine américain Travel +Leisure a établi un classement des huit meilleures destinations pour les jeunes adultes souhaitant s'expatrier. Ce classement prend en compte des critères comme le coût de la vie, les opportunités professionnelles, la qualité des infrastructures (transports, santé) et l'existence d'une communauté d'expatriés. Les villes retenues incluent Chiang Mai en Thaïlande, Toronto au Canada, Dublin en Irlande, Da Nang au Vietnam, Bangkok en Thaïlande, Bansko en Bulgarie, Montevideo en Uruguay et Lisbonne au Portugal. Par exemple, à Chiang Mai, les loyers et l'alimentation sont peu coûteux, tandis que Toronto offre de nombreuses opportunités professionnelles malgré un coût de la vie élevé. Ces destinations sont souvent choisies pour leur équilibre entre qualité de vie et accessibilité financière.
Plusieurs des destinations citées, comme Chiang Mai, Bangkok ou Bansko, attirent particulièrement les nomades numériques, c'est-à-dire des personnes dont le travail peut être exercé à distance via internet. Ces villes proposent des visas pour nomades numériques, un type de visa permettant aux travailleurs indépendants ou employés à distance de résider légalement dans le pays pendant une période prolongée, souvent d'un an renouvelable. Par exemple, la Thaïlande et le Portugal ont mis en place des programmes spécifiques pour attirer cette population. Ces visas sont souvent assortis de conditions comme un revenu minimum mensuel, généralement autour de 2 000 à 3 000 €, et l'obligation de souscrire à une assurance santé locale. Ils offrent une flexibilité appréciée des jeunes adultes en quête d'aventure sans renoncer à leur activité professionnelle.
Des témoignages de jeunes expatriés illustrent les bénéfices de cette expérience. Arham Ishteyak, un Indien vivant aux États-Unis, souligne que l'écart de possibilités entre l'Inde et l'étranger est plus marqué pour les jeunes. Il encourage à quitter sa zone de confort pendant cette période de la vie pour explorer de nouvelles opportunités. De même, une jeune Philippine raconte ses deux années passées en Espagne à l'âge de 23 ans, décrivant cette expérience comme une période de remise en question et de découverte de soi. Elle insiste sur le fait que l'expatriation, bien que parfois difficile, peut transformer une personne de manière inattendue, en lui permettant de mieux comprendre ses aspirations en matière de carrière, d'amitiés, de relations amoureuses et de style de vie.
L'expatriation dans la vingtaine offre des avantages psychologiques et personnels souvent cités par les jeunes adultes. Vivre à l'étranger permet de développer une plus grande autonomie, une meilleure capacité à s'adapter à des situations nouvelles et une ouverture d'esprit accrue. Les jeunes expatriés apprennent à gérer l'incertitude, à résoudre des problèmes dans un environnement inconnu et à construire des relations interculturelles. Cette expérience peut également renforcer la confiance en soi et clarifier les priorités de vie. Selon les témoignages recueillis, ces bénéfices sont particulièrement marqués lorsque l'expatriation a lieu tôt dans la vie, avant l'installation de routines professionnelles ou familiales plus rigides.
Malgré ses avantages, l'expatriation dans la vingtaine comporte aussi des défis. Les jeunes adultes peuvent rencontrer des difficultés liées à la barrière linguistique, à l'éloignement familial ou à la gestion administrative dans un pays étranger. Le coût de la vie peut également poser problème, surtout dans des villes comme Toronto ou Lisbonne, où les loyers sont élevés. De plus, l'expatriation n'est pas toujours glamour : elle peut impliquer des conditions de vie modestes, des emplois précaires ou des difficultés à s'intégrer dans une nouvelle culture. Les témoignages soulignent que cette expérience demande de la résilience et une capacité à accepter l'imperfection, mais que ces défis font partie intégrante de la transformation personnelle qu'elle engendre.

