NapseflowNapseflow
Géopolitique

Des peuples ancestraux d’Alaska et d’Australie s’associent pour suivre les puffins durant leur migration

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

Un projet de recherche combinant analyse scientifique, écologie, et savoirs ancestraux permet de récolter des données sur les étapes, mais aussi l’écosystème global, des puffins à bec grêle durant leur trajet d’un bout à l’autre du Pacifique. “The Guardian Australia” nous raconte cette aventure..

Puffins et peuples ancestraux

Les puffins sont des oiseaux marins reconnaissables à leur bec coloré et leur plumage noir et blanc. En Australie, les peuples autochtones Noongar, notamment le groupe Wudjari, les appellent yowli dans leur langue. Ces oiseaux peuplaient autrefois en grand nombre les côtes du sud-ouest de l’Australie pendant la saison Djilba, qui s’étend d’août à septembre. Cette période correspond au passage des vents froids et humides vers des températures plus douces. Les Wudjari nommaient ces terres Kepa Kurl, mais elles ont été rebaptisées Esperance lors de la colonisation. À l’autre extrémité du globe, en Alaska, les Yup’ik, un autre peuple autochtone, observaient également l’arrivée massive des puffins pendant l’été arctique. Ces oiseaux se nourrissaient alors des poissons et calmars abondants, profitant de la fonte des glaces et des neiges.

Changement des habitudes

Les peuples ancestraux des deux continents ont remarqué un changement inquiétant dans le comportement et l’état de santé des puffins. Normalement, ces oiseaux migrent entre leurs zones de reproduction et d’alimentation, mais ils ont été observés dans des lieux inédits et s’éloignaient de leurs routes migratoires habituelles. De plus, des puffins malades et mourants se sont échoués sur les rivages, émaciés et avec des estomacs remplis non pas de nourriture, mais de microplastiques. Ces déchets minuscules, souvent invisibles à l’œil nu, proviennent de la pollution plastique des océans et s’accumulent dans les organismes marins. Les puffins, en ingérant des proies contaminées, absorbent ces particules, ce qui affecte leur santé et leur survie.

Collaboration scientifique

Face à ces observations, les peuples Noongar en Australie et les Yup’ik en Alaska ont décidé de s’associer pour étudier les puffins et leurs migrations. Cette collaboration vise à mieux comprendre les raisons de ces changements de comportement et les impacts de la pollution sur ces oiseaux. Les scientifiques et les communautés autochtones travaillent ensemble pour suivre les puffins à l’aide de technologies comme des balises GPS, permettant de cartographier leurs trajets migratoires. Cette approche combine les savoirs traditionnels des peuples ancestraux avec les méthodes modernes de recherche, offrant une perspective unique pour aborder les défis environnementaux actuels.

Ce que ça pourrait changer

La présence de microplastiques dans les estomacs des puffins illustre un problème environnemental plus large : la pollution des océans par le plastique. Chaque année, des millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans les mers, affectant la faune marine. Les puffins, en tant que prédateurs, sont particulièrement vulnérables à cette pollution, car les microplastiques s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Leur étude permet de mesurer l’ampleur de ce phénomène et d’alerter sur ses conséquences pour les écosystèmes. Cette collaboration entre peuples ancestraux et scientifiques met en lumière l’importance de protéger les espèces migratrices et leurs habitats.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.