Une présidence américaine monétisée par le président et les siens
Les sommes d’argent engrangées par la famille Trump commencent à devenir étourdissantes..
Un oligarque russe proche du président russe Vladimir Poutine, Umar Kremlev, a financé une partie des festivités du mariage de Donald Trump Jr., fils du président américain, en mai 2025. Ces célébrations se sont déroulées sur deux îles privées des Bahamas. Les démocrates au Congrès américain, représentés par Robert Garcia, président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, ont demandé à Donald Trump Jr. de fournir les relevés financiers de tous les achats effectués pour son mariage par des ressortissants étrangers. Ils soulignent que cette contribution pourrait constituer une grave accusation de corruption et d'ingérence étrangère, notamment en raison des liens entre l'oligarque et le Kremlin. Robert Garcia a également écrit à la Maison-Blanche pour exprimer ses inquiétudes quant à la relation secrète entre le fils du président et un proche de Vladimir Poutine, qualifiant cette situation de menace pour la sécurité nationale.
En 2025, Donald Trump, président américain en exercice, a déclaré un enrichissement record de 1,4 milliard de dollars américains, principalement via des cryptomonnaies. Cet argent provient de plusieurs sources : 635 millions de dollars de redevances liées à un accord de licence pour les Celebration Coins, une cryptomonnaie célébrant le 250e anniversaire des États-Unis ; 525 millions de dollars issus de la vente de jetons par World Liberty Financial, une entreprise de cryptomonnaies fondée par Trump et ses fils ; 65 millions de dollars de la vente d'actions de cette même entreprise ; et 196 millions de dollars d'une transaction sur un stablecoin (une cryptomonnaie dont la valeur est liée à un actif stable comme le dollar). Le Washington Post a qualifié cet enrichissement de probablement la plus forte augmentation de patrimoine jamais enregistrée pour un président en exercice. Ces transactions financières, souvent opaques, soulèvent des questions sur d'éventuelles pratiques de corruption ou de transactions occultes.
Depuis août 2024, Donald Trump propose un service payant sur sa plateforme Truth Social appelé accès premium. Ce service permet aux abonnés de recevoir ses déclarations en ligne avant qu'elles ne soient accessibles au grand public, leur offrant ainsi un avantage pour réagir rapidement sur les marchés financiers. Le coût de cet abonnement est de 100 000 dollars américains par mois, soit 1,2 million par an. Ce modèle commercial, critiqué par des groupes comme Public Citizen pour son manque d'éthique, cible principalement des courtiers et investisseurs de Wall Street. Trump utilise ainsi sa position de président pour monétiser sa parole, une pratique qui interroge sur l'équité et la transparence des marchés.
En 2025, le gestionnaire indépendant de fonds de Donald Trump a effectué près de 21 000 transactions à la Bourse américaine, un nombre exceptionnellement élevé. À titre de comparaison, les fonds milliardaires les plus actifs de Wall Street effectuent généralement quelques centaines de transactions par trimestre. Cette activité intense, révélée par le Bureau de l'éthique gouvernementale (OGE), un organisme de surveillance affaibli par Trump dès son retour à la présidence, suscite des interrogations sur d'éventuels conflits d'intérêts ou des manipulations de marché. Ces transactions pourraient être liées à l'utilisation d'informations privilégiées, bien que l'article ne le précise pas explicitement.
Un sondage réalisé par *YouGov* pour le compte du magazine *The Economist* en juin 2025 révèle une perception très négative de Donald Trump parmi les électeurs américains. Sur 1 400 personnes interrogées, 53 % décrivent le président comme *corrompu*, 51 % comme *dangereux*, 47 % comme *déconnecté*, 46 % comme *cruel* et 45 % comme *raciste*. À l'inverse, les termes *sérieux*, *inspirant* et *honnête* sont associés à Trump par seulement 18 %, 19 % et 23 % des sondés, respectivement. Ces résultats illustrent une détérioration marquée de l'image publique du président, perçu comme de moins en moins digne de confiance ou respecté par une majorité de la population.

