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Les Américains n’ont jamais gagné autant d’argent ( mais , il y a un « mais »)

Presse-Citron · mis à jour il y a 4 j

En 2025, le revenu médian des ménages américains a atteint le niveau le plus élevé de son histoire, frôlant la barre des 87 500 dollars. Pourtant, la réalité financière de la population s'avère bien plus nuancée..

Record historique du revenu

En 2025, le revenu médian des ménages américains a atteint un niveau record de 87 460 dollars par an, soit environ 7 288 dollars par mois. Ce chiffre, ajusté pour tenir compte de l’inflation, marque une progression de 2,6 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit du montant le plus élevé jamais enregistré depuis la création de cet indicateur en 1967 par l’U.S. Census Bureau, l’organisme fédéral américain chargé des statistiques officielles. Ce revenu médian signifie que la moitié des ménages américains gagne plus que ce montant, et l’autre moitié gagne moins. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des salaires sur le marché du travail, avec une progression particulièrement marquée pour les femmes travaillant à plein temps, dont le salaire médian a augmenté de 3,2 % en un an.

Réduction des écarts salariaux

La hausse des revenus a également contribué à réduire légèrement les écarts salariaux entre les hommes et les femmes. En 2025, les femmes gagnent désormais 83,9 % du salaire médian des hommes, contre 80,6 % un an plus tôt. Cette amélioration est encore plus marquée pour les ménages noirs, dont le revenu médian a progressé de 4,8 %, dépassant ainsi la moyenne nationale. Ces évolutions reflètent des tendances positives sur le marché du travail, où les inégalités de genre et de race semblent se réduire progressivement. Cependant, malgré ces avancées, des disparités importantes subsistent entre les différents groupes de la population.

Revenu net après impôts

Malgré ce record, le revenu médian net des ménages américains, une fois les impôts et les cotisations sociales déduits, s’élève à 76 060 dollars par an, soit environ 6 338 dollars par mois. Ce montant reste inférieur aux niveaux atteints en 2020 et 2021, lorsque le gouvernement américain avait distribué des chèques de relance aux familles pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire. Ces chèques, souvent appelés stimulus checks, avaient permis à de nombreux ménages de compenser temporairement la baisse de leur pouvoir d’achat. Aujourd’hui, leur absence explique en partie pourquoi le revenu net n’a pas retrouvé ces sommets.

Inégalités économiques persistantes

Si le revenu médian global augmente, cette prospérité ne se répartit pas équitablement. En cinquante ans, les revenus des 10 % des ménages les plus pauvres ont progressé de 56 %, tandis que ceux des 10 % les plus riches ont bondi de 121 %. Aujourd’hui, un ménage situé dans le haut de la distribution des revenus gagne en moyenne treize fois plus qu’un ménage situé dans le bas de l’échelle. Cette concentration des richesses illustre une inégalité économique croissante, où une minorité de la population capte une part disproportionnée de la croissance économique. Ces écarts soulèvent des questions sur l’accès aux opportunités et la capacité des politiques publiques à réduire ces disparités.

Baisse du taux de pauvreté officiel

Le taux de pauvreté officiel aux États-Unis a diminué pour atteindre 10,2 % en 2025, soit 34,5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Pour les enfants, ce taux s’élève à 13,4 %. Cependant, cet indicateur officiel ne reflète pas toujours la réalité vécue par les ménages, car il ne prend pas en compte des dépenses essentielles comme le logement, les soins médicaux ou l’alimentation. Lorsqu’on intègre ces coûts, le taux de pauvreté réel atteint 13,1 %. Cette différence montre que le seuil de pauvreté officiel sous-estime souvent les difficultés financières des Américains, notamment ceux qui doivent consacrer une part importante de leurs revenus à des dépenses incontournables.

Problèmes de couverture santé

Un autre défi majeur persiste : l’accès à une couverture maladie. En 2025, près de 26,7 millions d’Américains, soit 7,9 % de la population, n’avaient aucune assurance santé. Ce chiffre souligne les lacunes du système de santé américain, où des millions de personnes restent vulnérables face aux dépenses médicales, qui peuvent être très élevées. L’absence d’assurance expose ces individus à des risques financiers importants en cas de maladie ou d’accident. Ce problème structurel montre que, malgré une économie globalement dynamique, des pans entiers de la population restent exclus des protections sociales de base.

Ce que ça pourrait changer

Parallèlement à ces évolutions, la dette publique des États-Unis a atteint un niveau historique, dépassant les 40 000 milliards de dollars. Cette situation résulte de déficits budgétaires chroniques, où les dépenses de l’État fédéral dépassent systématiquement ses recettes fiscales. La hausse des *taux d’intérêt* a aggravé ce problème, rendant le remboursement de la dette plus coûteux. À long terme, cette dette colossale pourrait entraîner une hausse de l’inflation ou des réductions dans les services publics, ce qui risquerait de peser sur le pouvoir d’achat des citoyens. Ce déséquilibre budgétaire pose des questions sur la soutenabilité de la politique économique américaine à moyen terme.

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