NapseflowNapseflow
Environnement

Discours sur l’état de l’Union : Ursula von der Leyen tourne le dos au climat

Bon Pote · mis à jour il y a 4 j

« Cet été a été un moment de vérité ». Mercredi, devant les eurodéputés réunis à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a pas cherché à minimiser l’ampleur du changement climatique.

Été 2022 marqué par le climat

Lors de son discours sur l’état de l’Union le 14 septembre 2022 devant les eurodéputés à Strasbourg, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a qualifié l’été 2022 de moment de vérité face au changement climatique. Elle a évoqué des catastrophes naturelles sans précédent en Europe, comme des feux de forêt dévastateurs, une sécheresse prolongée et des récoltes perdues. Ces événements ont causé des dizaines de milliers de morts liés à la chaleur, notamment en France, en Espagne et en Italie. Ursula von der Leyen a souligné que ces phénomènes ne sont pas des exceptions, mais des signes concrets du réchauffement climatique en cours. La Commission européenne est l’organe exécutif de l’Union européenne, chargé de proposer et d’appliquer les lois européennes.

Ursula von der Leyen alerte

Ursula von der Leyen a clairement indiqué que l’Europe doit agir face à l’urgence climatique, sans minimiser les conséquences déjà visibles. Elle a cité des exemples précis comme les incendies en Grèce, où plus de 100 000 hectares ont brûlé en juillet 2022, ou encore les pertes agricoles estimées à 20 milliards d’euros dans l’Union européenne cette année-là. Elle a également rappelé que la chaleur extrême a causé plus de 60 000 décès supplémentaires en Europe pendant l’été 2022, selon des études scientifiques. Son discours visait à mobiliser les institutions européennes et les États membres pour renforcer les politiques climatiques, comme le Green Deal européen, un ensemble de mesures visant à rendre l’Europe neutre en carbone d’ici 2050.

Changement de cap annoncé

Malgré l’urgence climatique reconnue, Ursula von der Leyen a annoncé un virage dans la politique européenne, notamment en matière de transition énergétique. Elle a évoqué la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles, comme le gaz russe, tout en accélérant le développement des énergies renouvelables. Cependant, son discours a aussi laissé entrevoir un ralentissement des ambitions climatiques, avec des mesures moins strictes que prévu pour certains secteurs industriels. Par exemple, elle a mentionné la possibilité de prolonger temporairement l’utilisation du charbon dans certains pays, une décision controversée qui pourrait affaiblir les objectifs climatiques de l’Union européenne. Cette approche reflète les tensions entre urgence écologique et réalités économiques.

Ce que ça pourrait changer

Le discours d’Ursula von der Leyen a suscité des réactions contrastées parmi les eurodéputés, représentants élus des citoyens européens au *Parlement européen*. Certains ont salué son appel à l’action climatique, tandis que d’autres ont critiqué son manque d’engagement fort, notamment sur la sortie du charbon ou la taxation des émissions de CO₂. Les débats ont révélé des divisions entre les pays du Nord, plus avancés dans la transition verte, et ceux du Sud ou de l’Est, plus dépendants des énergies fossiles. Le *Parlement européen* est l’institution qui vote les lois européennes et contrôle la *Commission européenne*. Ces tensions illustrent les défis politiques pour concilier écologie et souveraineté énergétique.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.