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Milliard demande des données sur le TGV pour «embarquer le milieu agricole dans la danse»

Le Devoir · mis à jour il y a 10 j

Le chef libéral se dit en faveur du «concept» d’un TGV, mais déplore le manque d’informations partagées par Alto..

TGV Québec-Toronto

Le projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto est présenté comme un outil de développement économique majeur pour le Québec. Ce train, estimé entre 60 et 90 milliards de dollars, vise à relier les deux villes en un temps réduit, mais son tracé soulève des inquiétudes, notamment dans le milieu agricole. La société Alto, promotrice du projet, n’a pas encore dévoilé son plan d’affaires complet, incluant des données précises sur l’achalandage et les coûts. Le chef libéral Charles Milliard soutient le concept, tout en reconnaissant que le projet divise l’opinion publique et nécessite plus de transparence pour rassurer les sceptiques.

Réactions agricoles

Le milieu agricole, représenté par l’Union des producteurs agricoles (UPA), exprime de vives critiques envers le projet. Yves Laurencelle, président régional de l’UPA dans la Capitale-Nationale-Côte-Nord, qualifie le TGV de « catastrophe » pour l’agriculture, craignant que le tracé ne morcelle les terres les plus fertiles de la vallée du Saint-Laurent. Charles Milliard, chef libéral, attribue cette opposition à un manque d’informations de la part d’Alto et propose d’accroître la transparence en fournissant davantage de données pour répondre aux inquiétudes.

Position de Milliard

Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec, se dit favorable au TGV, qu’il considère comme un « outil de développement économique important ». Il insiste sur la nécessité d’obtenir plus de données pour évaluer les impacts du projet et rassurer les parties prenantes. Bien qu’il affiche son soutien, il refuse de préciser s’il s’opposerait au projet si Alto échoue à rallier les sceptiques, évoquant l’absence de « politique-fiction ». Milliard critique également le silence de Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), sur la question de la souveraineté, qu’il juge « honteux » et révélateur d’un positionnement pro-souveraineté.

Silence de Fréchette

Christine Fréchette, cheffe de la CAQ, a décliné de préciser sa position sur un éventuel référendum concernant la souveraineté du Québec, affirmant que « ce n’est pas le moment de démarrer ça ». Charles Milliard interprète ce silence comme une stratégie politique visant à éviter de clarifier son choix entre « oui » ou « non » sur le bulletin de vote. Il accuse Fréchette d’ajouter de la « confusion » et suggère que son vote serait davantage en faveur de la souveraineté. Milliard critique également la gestion par la CAQ de questions identitaires, comme la loi 21 sur la laïcité, qu’il juge excessive et qu’il n’a pas l’intention de modifier.

Ce que ça pourrait changer

Le coût du projet de TGV est actuellement estimé entre 60 et 90 milliards de dollars, mais ces chiffres pourraient évoluer une fois qu’Alto aura déposé son plan d’affaires. Aucune date précise n’est mentionnée pour le début des travaux ou l’achèvement du projet. Le promoteur doit encore fournir des estimations plus détaillées, notamment sur l’achalandage potentiel et les modifications de parcours envisagées. Ces données sont attendues pour évaluer la faisabilité et les impacts économiques, sociaux et environnementaux du TGV.

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