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Intelligence artificielle : une étude met en lumière l'évolution du rôle des délégués à la protection des données (DPO)

LexisVeille · mis à jour 3 juil.

Intelligence artificielle : une étude met en lumière l'évolution du rôle des délégués à la protection des données (DPO) Données.

Étude sur les DPO et l'IA

Le ministère du Travail et des Solidarités, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) et l'AFCDP (Association française des correspondants à la protection des données) ont publié en juillet 2026 les résultats de la cinquième édition de l'Observatoire du métier de délégué à la protection des données (DPO). Cette étude se concentre sur l'impact de l'intelligence artificielle (IA) et du règlement européen sur l'IA (IA Act) sur le rôle des DPO. L'IA Act est un texte législatif européen qui encadre le développement et l'utilisation des systèmes d'IA dans l'Union européenne. Le DPO, ou délégué à la protection des données, est une personne désignée par une organisation pour veiller au respect du règlement général sur la protection des données (RGPD), qui protège les données personnelles des citoyens européens.

Recours croissant à l'IA

L'étude révèle que le recours à l'IA se développe rapidement au sein des organisations. Plus précisément, une majorité d'organismes utilisent déjà des systèmes d'IA, mais peu disposent d'une stratégie formalisée, d'une politique interne ou d'actions de sensibilisation dédiées. Cela signifie que, bien que les outils d'IA soient de plus en plus adoptés, leur intégration dans les pratiques professionnelles manque souvent de cadre clair. Par exemple, seulement 30 % des organisations interrogées déclarent avoir mis en place une politique interne spécifique pour encadrer l'utilisation de l'IA, selon les données de l'étude.

Gouvernance insuffisante

Malgré l'adoption croissante de l'IA, la gouvernance de ces outils reste insuffisamment structurée. La gouvernance désigne ici l'ensemble des règles, processus et responsabilités mis en place pour encadrer l'utilisation de l'IA au sein d'une organisation. L'étude souligne que les organisations peinent à définir des cadres clairs pour l'utilisation de l'IA, notamment en matière de protection des données personnelles. Par exemple, moins de 20 % des organisations ont mis en place des actions de sensibilisation spécifiques pour former leurs employés à l'utilisation responsable de l'IA.

Rôle accru des DPO

Face à cette situation, le rôle des DPO évolue pour inclure une supervision renforcée des systèmes d'IA. Les DPO doivent désormais s'assurer que les outils d'IA respectent les exigences du RGPD et de l'IA Act. Cela implique de vérifier que les algorithmes utilisés ne traitent pas de manière discriminatoire les données personnelles ou ne génèrent pas de biais. L'étude indique que 65 % des DPO estiment que leur rôle a évolué en raison de l'essor de l'IA, avec une augmentation de leurs responsabilités en matière de conformité et de transparence.

Ce que ça pourrait changer

L'un des principaux défis pour les organisations est de garantir la conformité de leurs systèmes d'IA avec les réglementations en vigueur. Le RGPD impose des obligations strictes en matière de protection des données personnelles, tandis que l'IA Act introduit des règles spécifiques pour les systèmes d'IA à haut risque. L'étude montre que seulement 25 % des organisations ont adapté leurs processus internes pour se conformer aux exigences de l'IA Act. Cela souligne la nécessité pour les organisations de renforcer leurs efforts en matière de gouvernance et de conformité.

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