Aux États-Unis, un adolescent meurt d’une « amibe mangeuse de cerveau » - elle peut entrer par le nez dans l’eau douce chaude
Chaque été, des millions de baigneurs plongent dans les lacs et les rivières sans y penser. Tapi dans les eaux calmes et tièdes, un organisme microscopique y trouve pourtant un chemin jusqu'à notre système nerveux.
Un adolescent américain est décédé après avoir contracté une infection causée par une amibe nommée Naegleria fowleri, surnommée « amibe mangeuse de cerveau ». Cette infection, extrêmement rare, a été confirmée par les autorités sanitaires locales. Le jeune homme a été exposé à cette amibe lors d’une baignade dans de l’eau douce chaude, probablement dans un lac ou une rivière. Les symptômes de cette infection, qui surviennent généralement entre 1 et 9 jours après l’exposition, incluent des maux de tête violents, de la fièvre, des nausées et des vomissements. Dans les cas les plus graves, comme celui-ci, l’infection peut entraîner une méningo-encéphalite, une inflammation du cerveau et des méninges, souvent mortelle. Aux États-Unis, seulement quelques cas sont recensés chaque année, principalement dans les États du Sud où les températures élevées favorisent la prolifération de cette amibe.
L’amibe Naegleria fowleri pénètre dans le corps humain par le nez, généralement lors d’une activité aquatique comme la natation, le plongeon ou le ski nautique. Une fois dans les fosses nasales, elle remonte jusqu’au cerveau en suivant le nerf olfactif, où elle détruit les tissus cérébraux. Cette amibe est un organisme unicellulaire vivant dans les eaux douces chaudes, comme les lacs, les rivières ou les sources thermales, à des températures comprises entre 30°C et 45°C. Elle ne se transmet pas d’une personne à une autre. Les experts soulignent que le risque d’infection reste très faible, même dans les régions où l’amibe est présente. Cependant, des précautions simples, comme éviter de plonger dans des eaux stagnantes ou peu profondes, peuvent réduire ce risque.
Les premiers symptômes de l’infection par Naegleria fowleri apparaissent généralement entre 1 et 9 jours après l’exposition. Ils incluent des maux de tête intenses, une fièvre élevée, des nausées, des vomissements et une raideur de la nuque. Ces signes peuvent être confondus avec ceux d’une méningite bactérienne ou virale. Le diagnostic repose sur des examens du liquide céphalo-rachidien, prélevé par ponction lombaire, qui permettent de détecter la présence de l’amibe. Une fois l’infection confirmée, le traitement est difficile et souvent inefficace, car les lésions cérébrales sont généralement trop avancées. Les médicaments utilisés, comme l’amphotéricine B, ont une efficacité limitée et peuvent entraîner des effets secondaires graves.
Bien que le risque d’infection par Naegleria fowleri soit extrêmement faible, les autorités sanitaires américaines rappellent que des précautions doivent être prises, surtout en été ou dans les régions où les températures sont élevées. Il est recommandé d’éviter de plonger ou de nager dans des eaux douces stagnantes ou peu profondes, en particulier si la température de l’eau dépasse 30°C. Le port de bouchons d’oreille ou de pince-nez peut également réduire le risque d’inhalation d’eau contaminée. Aux États-Unis, entre 0 et 8 cas sont recensés chaque année, avec un taux de mortalité proche de 97 %. Aucun vaccin ni traitement préventif n’existe à ce jour.
L’infection par *Naegleria fowleri* est un phénomène rare mais dramatique, souvent médiatisé en raison de son caractère spectaculaire. Les cas surviennent principalement dans les États du Sud des États-Unis, comme la Floride ou le Texas, où les conditions climatiques favorisent la prolifération de l’amibe. Les autorités sanitaires locales surveillent régulièrement la présence de cette amibe dans les plans d’eau et publient des alertes en cas de risque accru. La prévention repose sur des gestes simples : éviter de plonger dans des eaux stagnantes, limiter les activités aquatiques en cas de forte chaleur, et rincer abondamment le nez après une baignade. Aucune mesure sanitaire n’est cependant capable d’éliminer totalement le risque.

