L’émissaire américain Jared Kushner a rencontré des dirigeants du Hamas en Égypte
Ces rencontres surviennent au moment où les États-Unis cherchent à faire avancer le plan de paix à Gaza..
Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump et émissaire spécial pour le Moyen-Orient, a rencontré des dirigeants du Hamas en Égypte le 16 août 2026. Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts des États-Unis pour faire avancer un plan de paix visant à mettre fin à la guerre à Gaza, qui dure depuis deux ans. Le Hamas, mouvement islamiste palestinien considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et Israël, a réaffirmé son accord avec ce plan lors de l’entretien. Cependant, Jared Kushner a insisté sur deux conditions non négociables : le désarmement total du Hamas et l’exclusion de ce mouvement de toute gouvernance future à Gaza. Ces exigences reflètent la position historique des États-Unis, qui refusent tout contact avec le Hamas depuis l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël.
Le plan de paix proposé par Donald Trump, appelé Conseil de paix, prévoit une feuille de route en 15 points pour résoudre le conflit. Cette feuille de route inclut notamment le désarmement du Hamas et le retrait israélien de Gaza. Fin juillet 2026, le Hamas a accepté cette proposition, mais sous réserve que les engagements soient respectés par toutes les parties. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a rejeté ce plan, exigeant un désarmement véritable du Hamas avant toute négociation. Le Conseil de paix est un organe créé par Donald Trump lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2026, chargé de superviser la mise en œuvre du plan.
L’Égypte joue un rôle central dans ces négociations en tant que médiateur. Jared Kushner s’est entretenu avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à Al-Alamein, tandis que Khalil al-Hayya, chef du Hamas, a rencontré Hassan Rachad, chef du renseignement égyptien. Ces discussions visent à garantir le respect du cessez-le-feu d’octobre 2025 et à faciliter la transition politique à Gaza. Le Qatar, autre acteur clé, participe également aux négociations aux côtés de l’Égypte. Ces pays cherchent à convaincre Israël et le Hamas de respecter leurs obligations, notamment en matière de désarmement et de retrait des troupes.
Pour répondre aux exigences du plan de paix, le Hamas a annoncé début juillet 2026 la dissolution de son administration civile à Gaza, qu’il dirige depuis 2007. Il a transféré ses responsabilités à un organe appelé le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), composé de technocrates palestiniens. Ce comité est chargé d’assurer une transition politique dans le territoire. Le Hamas a également accepté de renoncer à tout rôle dans la gouvernance future de Gaza, une condition majeure pour les États-Unis et Israël. Ces mesures visent à préparer le terrain pour une gouvernance palestinienne unifiée et à faciliter le retrait israélien.
Malgré les négociations, des violences persistent à Gaza. Depuis le début de la trêve en octobre 2025, au moins 1 262 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Cinq soldats israéliens et un contractuel du ministère de la Défense ont également péri dans le territoire. Dimanche 16 août 2026, des frappes israéliennes ont blessé plusieurs personnes dans le centre et le sud de Gaza, où des tentes abritant des déplacés ont été touchées. Israël affirme avoir répondu à une menace du *Djihad islamique*, un autre groupe armé palestinien. Le *Hamas* et Israël s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, ce qui complique la mise en œuvre du plan de paix.

