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Généraliste

Au Népal, la liste des disparus après la crue fait un nouveau bond

Le Devoir · mis à jour 8 sept.

5326 personnes sont portées disparues, selon un nouveau bilan. 1357 sont morts sur le sol népalais..

Bilan humain lourd

Le Népal fait face à une catastrophe naturelle majeure après une crue dévastatrice survenue le 26 août 2026. Selon les derniers chiffres officiels, 1 357 personnes sont mortes sur le territoire népalais, tandis que 5 326 individus sont portés disparus. En Chine, dans la région autonome du Tibet, les médias d’État rapportent 43 morts et 519 disparus, portant le bilan provisoire total à 1 400 morts et 5 845 disparus. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la tragédie, qui touche deux pays voisins. Les disparitions concernent principalement des ouvriers et des agents travaillant sur des chantiers de barrages hydroélectriques ou dans des tunnels, ensevelis sous des débris ou bloqués par les eaux. Les opérations de secours se poursuivent, mais l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise avec le temps.

Causes de la catastrophe

La crue catastrophique a été déclenchée par l’effondrement d’un glacier et de roches sur un sommet himalayen, dans la région de la vallée de la rivière Bhotekoshi. Cet événement naturel a provoqué une vague géante, comparable à un tsunami himalayen, qui a tout emporté sur son passage : routes, ponts, habitations et infrastructures. Les barrages hydroélectriques, en service ou en construction, ont été particulièrement touchés, avec des tunnels obstrués par la boue et les débris. Cette catastrophe illustre les risques liés aux changements climatiques, qui peuvent fragiliser les glaciers et augmenter la fréquence des glissements de terrain dans les zones montagneuses.

Opérations de secours

Depuis quatorze jours, plus de 20 000 policiers et soldats népalais sont mobilisés pour les opérations de secours et d’évacuation. Selon les autorités, près de 14 000 personnes ont déjà été évacuées des zones sinistrées. Les sauveteurs fouillent activement les tunnels des barrages, où une centaine de personnes pourraient encore être bloquées. Vendredi et samedi derniers, trois ouvriers (deux Népalais et un Chinois) ont été secourus sains et saufs. Cependant, plus de 900 ouvriers ou agents restent portés disparus. Les autorités espèrent toujours retrouver des survivants, notamment dans les tunnels hydroélectriques, mais les conditions extrêmes et l’isolement des zones compliquent les opérations.

Situation humanitaire critique

La catastrophe a laissé 84 000 personnes sinistrées, selon les estimations de l’ONU. Les villages les plus isolés, coupés du monde par les destructions des routes et des ponts, peinent à recevoir une aide humanitaire. David Fisher, responsable local de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), a souligné la préoccupation pour les personnes restées isolées, soumises à des conditions extrêmes. L’IFRC et d’autres organisations tentent de ravitailler ces populations, mais les défis logistiques sont immenses. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évalué le coût de la reconstruction à plusieurs milliards de dollars, reflétant l’ampleur des dégâts matériels et infrastructurels.

Ce que ça pourrait changer

Cette catastrophe soulève des questions sur la vulnérabilité des infrastructures hydroélectriques dans les régions montagneuses, notamment au Népal et au Tibet. Les autorités népalaises ont indiqué que des personnes pourraient encore être coincées sur les hauteurs, nécessitant des opérations de recherche supplémentaires. Le bilan humain et matériel est lourd, et la reconstruction s’annonce complexe et coûteuse. Les experts soulignent également la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte précoce et de prévention des risques naturels dans l’Himalaya, une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique. La communauté internationale pourrait être appelée à soutenir les efforts de reconstruction et d’aide humanitaire.

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