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La nouvelle génération est plus susceptible de croire aux ovnis que leurs ainés : que s'est-il passé ?

Science & Vie · mis à jour il y a 11 j

Longtemps réservé aux amateurs de soucoupes volantes, le sujet de la vie ailleurs s'affiche désormais partout, des séries aux fichiers du Pentagone. Cette exposition ne laisse pas les esprits intacts, surtout les plus jeunes.

Croire aux ovnis plus qu'avant

Une étude récente révèle que les jeunes générations sont plus enclines à croire en l'existence des ovnis (objets volants non identifiés) que leurs aînés. Par exemple, 60 % des moins de 30 ans considèrent que des extraterrestres pourraient visiter la Terre, contre seulement 30 % des plus de 60 ans. Cette différence générationnelle s'explique en partie par l'évolution des mentalités et des sources d'information. Les jeunes ont grandi avec des séries comme X-Files ou The X-Files, des documentaires accessibles en ligne et des réseaux sociaux qui popularisent les théories du complot. Les ovnis, autrefois relégués au rang de folklore, sont désormais discutés comme une possibilité scientifique sérieuse, notamment grâce à des révélations officielles comme celles du Pentagone en 2020 sur des vidéos d'ovnis filmés par des pilotes militaires.

Rôle des réseaux sociaux

Les plateformes comme TikTok, YouTube ou Twitter jouent un rôle clé dans cette tendance. Elles permettent la diffusion rapide de témoignages, de vidéos et d'analyses amateurs sur les ovnis, souvent présentés comme des preuves tangibles. Par exemple, des vidéos virales montrant des phénomènes célestes inexpliqués sont partagées des millions de fois, renforçant l'idée que ces observations pourraient être liées à une activité extraterrestre. Les algorithmes de ces réseaux favorisent les contenus sensationnalistes, ce qui amplifie la visibilité des théories ovni par rapport à des explications plus conventionnelles, comme des drones ou des phénomènes atmosphériques.

Crise de confiance dans les institutions

Une autre explication réside dans une défiance accrue envers les institutions scientifiques et gouvernementales. Les jeunes générations, marquées par des scandales comme les Pandora Papers ou les révélations sur les mensonges d'État (ex. : guerre en Irak), sont plus sceptiques face aux discours officiels. Cette méfiance s'étend aux explications traditionnelles des phénomènes inexpliqués, perçues comme des tentatives de dissimulation. Par exemple, les rapports du gouvernement américain sur les ovnis, autrefois ignorés, sont désormais analysés sous l'angle du complot, avec l'idée que les autorités cacheraient des preuves d'une visite extraterrestre.

Évolution des normes scientifiques

La science elle-même a évolué sur la question des ovnis. En 2023, la NASA a reconnu que l'étude des phénomènes aériens non identifiés (UAP, pour Unidentified Aerial Phenomena) méritait une approche scientifique, marquant un tournant. Auparavant, les ovnis étaient associés à la pseudoscience, mais aujourd'hui, des institutions comme le Pentagone ou l'Agence spatiale européenne (ESA) financent des programmes pour les étudier. Cette légitimation progressive a rendu les théories ovni plus acceptables, même si aucun preuve définitive n'a été apportée. Les jeunes, habitués à cette remise en question des dogmes, sont plus ouverts à ces idées.

Ce que ça pourrait changer

Les productions culturelles ont aussi influencé cette perception. Des films comme *Arrival* (2016) ou *Close Encounters of the Third Kind* (1977), ainsi que des séries comme *The X-Files*, ont normalisé l'idée d'une rencontre avec des extraterrestres. Ces œuvres, souvent présentées comme du divertissement, ont ancré dans l'inconscient collectif l'idée que les ovnis pourraient être réels. Les jeunes générations, exposées à ces récits dès l'enfance, les perçoivent comme une possibilité plausible plutôt qu'une simple fiction. Cette culture populaire a contribué à banaliser le sujet, le rendant plus crédible aux yeux du grand public.

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