Nouvelle-Écosse : des municipalités prises par surprise par la tempête au Cap-Breton
Certaines régions du Cap-Breton ont reçu plus de 200 mm de pluie. Les déplacements sont déconseillés..
Entre le 5 et le 6 septembre 2026, des pluies torrentielles d’une intensité inédite se sont abattues sur le Cap-Breton, une île de la Nouvelle-Écosse au Canada. Les autorités locales ont enregistré plus de 200 millimètres de pluie en quelques heures dans certaines zones, un volume exceptionnel pour cette région. Par exemple, la préfète du comté de Richmond, Lois Landry, a comparé ces précipitations à celles d’un ouragan, soulignant l’ampleur inhabituelle des dégâts. Ces pluies ont provoqué des inondations massives, submergeant routes, ponts et habitations. Les services météorologiques n’avaient pas prévu un tel phénomène, ce qui a pris les municipalités au dépourvu. Les termes techniques comme millimètres de pluie désignent la hauteur d’eau tombant sur une surface donnée, tandis qu’un ouragan est un cyclone tropical caractérisé par des vents violents et des pluies diluviennes. La Nouvelle-Écosse, province canadienne, est une région côtière souvent exposée à des intempéries, mais jamais à cette échelle.
Les inondations ont causé des dommages considérables dans les comtés de Richmond, Inverness et Victoria, situés au Cap-Breton. Les routes, ponts et allées ont été particulièrement touchés, notamment autour du lac Bras d’Or, où plusieurs infrastructures sont endommagées ou bloquées. Par exemple, la route 344 dans le comté de Guysborough a dû être fermée en raison des inondations. Terry Doyle, directeur de l’administration municipale de Port Hawkesbury, a décrit l’ampleur des dégâts comme sans précédent. Trois comtés ont déclaré l’état d’urgence le 6 septembre 2026, ce qui permet aux autorités de mobiliser des ressources supplémentaires pour gérer la crise. Le terme état d’urgence désigne une situation exceptionnelle où les pouvoirs publics prennent des mesures immédiates pour protéger la population et les biens. Les dégâts incluent également des arbres renversés, des véhicules endommagés et des habitations isolées par les eaux.
Une résidente de 46 ans, portée disparue samedi 5 septembre 2026 près de Cleveland au Cap-Breton, a été retrouvée morte le lendemain par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Son véhicule était garé près de sa résidence, de l’autre côté d’un pont inondé, et son corps a été retrouvé dans la région. La GRC a confirmé que sa mort n’était pas suspecte, mais n’a pas précisé les circonstances exactes ayant conduit à ce drame. Cette tragédie illustre les dangers des inondations, qui peuvent rendre les déplacements mortels, même sur de courtes distances. La GRC, abréviation de Gendarmerie royale du Canada, est la principale force policière fédérale au Canada, chargée de faire respecter la loi et de protéger les citoyens.
Les inondations ont également provoqué des pannes de courant dans la région de Chéticamp, affectant 1458 abonnés vers 13h30 le 6 septembre 2026. Environ 5000 foyers étaient déjà privés d’électricité dans la matinée. Ces coupures aggravent la situation, notamment pour les résidents isolés derrière des sections de route coupées par les eaux. Amanda Mombourquette, conseillère municipale du comté de Richmond, s’est dite préoccupée pour les personnes vulnérables, comme les personnes âgées ou malades, qui pourraient avoir du mal à accéder aux soins ou aux ressources essentielles. Les autorités ont mis en place des centres d’accueil, comme celui de la Légion locale ou des pompiers, où les habitants peuvent recharger leurs appareils électroniques et se réchauffer. Le manque d’essence dans les stations-service a également été signalé, ce qui complique les déplacements et l’accès aux services d’urgence.
Face à cette crise, les autorités municipales ont demandé aux résidents de rester chez eux pour faciliter les travaux de réparation et éviter de mettre en danger les équipes d’urgence. Kim Masland, ministre de la Gestion des urgences de la Nouvelle-Écosse, a expliqué qu’il était difficile de prédire quand les réparations seraient terminées, d’autant que de nouvelles pluies étaient attendues. Bonny MacIsaac, préfète du comté d’Inverness, a mis en garde contre la possible instabilité des sols sous les routes inondées, ce qui pourrait entraîner des effondrements. Les habitants sont invités à vérifier l’état des routes via le service 511 avant de se déplacer. Une ligne téléphonique, le 902-625-7888, a été mise en place pour signaler les problèmes non urgents. Le gouvernement du Canada, par la voix du premier ministre Mark Carney, a assuré qu’il apportait tout le soutien nécessaire à la province.

