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Pourquoi la fille de Bill Gates risque jusqu’à 20 ans de prison ? Une taupe révèle les pratiques totalement illégales de sa startup

Presse-Citron · mis à jour il y a 15 j

Quelqu’un dans l’entreprise de Phoebe Gates a transmis à Bloomberg des preuves sur son implication. Depuis plusieurs mois, la startup Phia utiliserait une pratique totalement illégale, baptisée « bourrage de cookies » pour percevoir des commissions sur des ventes en ligne auxquelles elle n’avait aucun lien..

Une affaire de fraude

Phoebe Gates, 23 ans et fille du milliardaire Bill Gates, est impliquée dans une affaire de fraude majeure via sa startup Phia. Une source interne, surnommée une taupe, a transmis à Bloomberg des preuves montrant que Phia utilisait des méthodes illégales pour générer des revenus. Ces pratiques, appelées «bourrage de cookies», consistent à détourner frauduleusement des commissions sur des ventes en ligne. La startup, spécialisée dans le marketing d’affiliation, aurait ainsi récupéré illégalement plus de 51 % de son chiffre d’affaires en juin 2026 grâce à cette technique. Les autorités américaines pourraient infliger jusqu’à 20 ans de prison à Phoebe Gates, ainsi que des amendes et des remboursements des sommes perçues illégalement.

Le système d'affiliation

L’affiliation est un modèle économique où une entreprise verse une commission à des partenaires (appelés affiliés) pour chaque vente générée via leurs recommandations. Par exemple, un site web ou une application peut toucher un pourcentage sur les ventes réalisées grâce à un lien ou un code promo partagé. Phia proposait une extension navigateur et une application mobile pour faciliter ce processus. Cependant, au lieu de se contenter des ventes réelles générées par ses utilisateurs, Phia a utilisé une méthode frauduleuse : le «bourrage de cookies». Cette technique consiste à insérer secrètement un fichier de suivi (le cookie) sur l’ordinateur des utilisateurs, permettant à Phia de percevoir des commissions sur toutes les ventes en ligne effectuées par ces utilisateurs, même si elles n’ont aucun lien avec l’application.

L'implication de Phoebe Gates

Les preuves recueillies par Bloomberg révèlent que Phoebe Gates, cofondatrice de Phia, et son associée Sophia Kianni, étaient non seulement au courant de ces pratiques illégales, mais qu’elles les ont aussi encouragées depuis décembre 2025. Des captures d’écran de conversations internes sur Slack montrent leur rôle actif dans la mise en place de cette fraude. Phoebe Gates, diplômée de Stanford, avait lancé Phia l’année précédente avec une valorisation initiale de 35 millions de dollars, après avoir levé 35 millions de dollars en février 2026. Son objectif affiché était de cibler les jeunes femmes dynamiques, grandes consommatrices en ligne, notamment sur des sites proposant des programmes d’affiliation.

Ce que ça pourrait changer

Sans le *«bourrage de cookies»*, le chiffre d’affaires quotidien de Phia serait tombé de 80 000 dollars à seulement 10 000 ou 28 000 dollars, selon Bloomberg. Les pratiques frauduleuses ont donc joué un rôle clé dans la croissance de l’entreprise. Cependant, aux États-Unis, ce type de fraude est passible de peines sévères : jusqu’à 20 ans de prison, des amendes et des remboursements des sommes indûment perçues. Ariel Givner, avocat spécialisé, souligne que des affaires similaires ont déjà conduit à des condamnations. La situation de Phoebe Gates illustre les risques encourus par les entrepreneurs qui franchissent la ligne rouge de la légalité, même dans un secteur en pleine expansion comme le marketing digital.

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