NapseflowNapseflow
Généraliste

Des athlètes réagissent fortement à la publicité de Sydney Sweeney

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 5 j

La publicité de Novig présente Sweeney dans des positions suggestives, tenant des ballons..

Publicité controversée

Une publicité pour la plateforme de paris en ligne Novig a suscité une vive réaction en mettant en scène l’actrice américaine Sydney Sweeney dans des poses jugées suggestives. La publicité, diffusée le 9 septembre 2026, montre Sweeney tenant des ballons dans des positions perçues comme sexualisées. Cette campagne publicitaire a été critiquée pour son approche, perçue comme une régression dans la représentation des femmes dans le sport. Novig, fondée par Jacob Fortinsky, se présente comme une plateforme entièrement dédiée au sport, mais cette publicité a été interprétée comme une tentative de capter l’attention par le sensationnalisme plutôt que par le contenu sportif. Sydney Sweeney, pour sa part, a décrit l’idée comme amusante, soulignant l’humour et la confiance comme éléments centraux de la campagne.

Réactions des athlètes

De nombreuses athlètes féminines, principalement canadiennes mais aussi internationales, ont réagi publiquement à cette publicité en partageant des vidéos et des messages sur les réseaux sociaux. Elles ont notamment utilisé le hashtag #PasDeRaccourci pour dénoncer l’hypersexualisation des corps des athlètes féminines dans le sport. Le Comité olympique canadien a publié un montage mettant en avant des athlètes féminines en action, accompagnées de la mention Pas de raccourci. Pas de journée facile. Simplement se présenter, travailler et donner son maximum. Des athlètes comme Sophia Jensen (canoéiste québécoise), Madeline Schizas (patineuse artistique canadienne), Molly Carlson (plongeuse de haut vol) et Mia Vallée (plongeuse) ont participé à ce mouvement. Leurs interventions visent à rappeler que la valeur d’une athlète réside dans ses performances et non dans son apparence physique.

Problèmes d'hypersexualisation

L’hypersexualisation des athlètes féminines est un phénomène documenté et récurrent dans le sport. Une étude de The Representation Project publiée en 2021 révèle que, lors des Jeux olympiques de Tokyo, les femmes étaient dix fois plus susceptibles que les hommes de faire l’objet d’une objectification visuelle. Ce terme désigne le fait de réduire une personne à son corps ou à son apparence physique, la traitant comme un objet de désir sexuel plutôt que comme une athlète à part entière. L’étude souligne également que les commentateurs sportifs ont tendance à infantiliser les athlètes féminines en les qualifiant de jeunes femmes ou de filles, ce qui renforce les stéréotypes de genre. Ces pratiques contribuent à marginaliser les athlètes féminines et à minimiser leurs réalisations sportives.

Impacts psychologiques

Les athlètes féminines subissent régulièrement des abus en ligne et des commentaires inappropriés sur leur apparence physique. Une étude de World Athletics indique que les athlètes féminines ont été davantage victimes d’abus en ligne lors de quatre événements sportifs majeurs, dont les Jeux olympiques de Paris en 2024. Mia Vallée, plongeuse canadienne, a partagé son expérience personnelle, expliquant avoir reçu des commentaires à connotation sexuelle sur ses publications, des évaluations de son corps sur Reddit, et même des vidéos zooming sur ses fesses sur YouTube. Ces comportements l’ont poussée à adapter sa façon de se filmer pour éviter une sexualisation non désirée. Molly Carlson, plongeuse de haut vol, a également évoqué les difficultés liées à l’acceptation de son corps d’athlète, soulignant que ces pressions peuvent mener à des problèmes de santé mentale.

Ce que ça pourrait changer

Les athlètes féminines sont particulièrement exposées à des problèmes de santé mentale en raison de l’hypersexualisation et des critiques constantes sur leur apparence. Les études montrent que ces pressions peuvent affecter leur confiance en elles et leur motivation à poursuivre leur carrière sportive. Molly Carlson a expliqué avoir eu des moments où elle envisageait d’abandonner le sport en raison de la difficulté à accepter son corps. Elle insiste sur l’importance de montrer aux jeunes filles des modèles qui célèbrent leur force, leur courage et leurs talents plutôt que leur apparence. Ces enjeux sont d’autant plus critiques que les réseaux sociaux amplifient la visibilité des critiques et des abus, rendant la pression encore plus intense pour les athlètes.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.