En amont des midterms, des candidats républicains se distancient de Trump
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Le taux d’approbation de Donald Trump est tombé à 29 % selon un rapport publié le 21 septembre 2026 par l’American Research Group, un institut de sondage américain. Il s’agit de son plus bas niveau depuis le début de ses deux mandats présidentiels, la barre des 30 % n’ayant jamais été franchie à la baisse auparavant. Par comparaison, son taux d’approbation était de 37 % en septembre 2018, soit une légère hausse à l’époque. Cette chute récente coïncide avec le début de la guerre contre l’Iran en février 2026, qui a entraîné une forte augmentation des prix du carburant. Le terme taux d’approbation désigne le pourcentage de la population qui soutient l’action d’un dirigeant politique.
Plusieurs candidats du GOP (le parti républicain aux États-Unis) se distancient publiquement de Donald Trump sur des sujets majeurs comme la guerre en Iran, la politique migratoire ou encore des controverses liées à sa famille. Par exemple, 7 élus républicains de la Chambre des représentants ont voté le 17 septembre 2026 pour une résolution visant à empêcher Trump de lancer de nouvelles frappes en Iran, alors qu’il y avait eu 4 oppositions similaires en juin et juillet. Le GOP (Grand Old Party) est le surnom du parti républicain américain. Le Sénat doit voter cette semaine sur cette mesure, mais l’unité du parti n’est pas garantie, notamment en raison de sénateurs comme Dan Sullivan (Alaska) et Jon Husted (Ohio), dont les réélections sont menacées.
En Floride, la républicaine María Elvira Salazar a diffusé une publicité de campagne le 17 septembre 2026 dans laquelle elle critique ouvertement Donald Trump pour ses mesures de lutte contre l’immigration. Elle estime que certaines de ses actions sont allées « trop loin », notamment en juillet 2026 où 50 % des 50 000 personnes détenues n’avaient aucun casier judiciaire. Dans cette vidéo, tournée devant la Maison-Blanche, elle cible les électeurs indécis ou frustrés par l’administration Trump. Pourtant, Trump avait remporté son district avec 15 points d’avance en 2024. Aujourd’hui, les deux candidats sont au coude-à-coude avec 45 % d’intentions de vote chacun selon un sondage réalisé fin août 2026.
Depuis le début septembre 2026, moins de 10 % des publications en ligne des responsables républicains mentionnent Donald Trump, soit une baisse de 6 points depuis le début de l’année. Cette tendance montre que les candidats du GOP privilégient désormais leurs propres messages plutôt que de s’aligner sur ceux de la Maison-Blanche. Par exemple, Byron Donalds, un élu républicain de Floride candidat au poste de gouverneur, a supprimé au moins huit références à Trump de la page d’accueil de son site de campagne le 23 septembre 2026, malgré le soutien « complet et total » de Trump à sa candidature. Cette stratégie vise à rassurer les électeurs indécis ou indépendants, pour qui l’association avec Trump pourrait être un frein.
Ces prises de distance s’expliquent par le fait que la proximité avec Donald Trump n’est plus perçue comme un atout pour rallier les électeurs républicains indécis ou les indépendants lors des élections de mi-mandat (*midterms*), prévues en novembre 2026. Les élections de mi-mandat désignent les scrutins qui ont lieu à mi-chemin du mandat présidentiel pour renouveler une partie du Congrès (Chambre des représentants et un tiers du Sénat). Les candidats républicains tentent ainsi de se différencier pour maintenir leur avance dans les sondages, notamment face à des adversaires démocrates. Cette situation marque un tournant, car il y a encore un an, une telle stratégie aurait semblé improbable.

