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Généraliste

Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, Téhéran promet de riposter

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 14 j

La reprise des hostilités a réveillé les inquiétudes des marchés sur l'approvisionnement en hydrocarbures..

Menace de Trump

Le président américain Donald Trump a annoncé sur sa plateforme Truth Social que les États-Unis riposteraient à chaque attaque iranienne contre des navires dans le détroit d'Ormuz en bombardant des infrastructures civiles iraniennes. Ces frappes cibleraient spécifiquement des centrales électriques ou des ponts, y compris ceux situés près ou dans la capitale Téhéran. Cette déclaration a été faite le 22 juillet 2026, alors que les tensions entre les deux pays s'intensifient depuis le 7 juillet 2026. Le détroit d'Ormuz est une voie maritime stratégique où transite environ 25 % de la production mondiale de pétrole. Trump a précisé que cette stratégie vise à dissuader l'Iran de poursuivre ses attaques, tout en rejetant les sondages montrant que la guerre est impopulaire auprès des électeurs américains, qui subissent déjà une hausse des prix du pétrole.

Réponse iranienne

L'Iran a réagi aux menaces américaines en promettant une riposte proportionnelle à toute agression. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré sur le réseau social X (anciennement Twitter) que la doctrine de défense de l'Iran repose sur le principe « œil pour œil », signifiant que toute frappe américaine entraînera une réponse équivalente. Depuis le 7 juillet 2026, l'Iran a intensifié ses attaques contre des pays alliés des États-Unis dans la région, comme la Jordanie, où des missiles et drones iraniens ont été interceptés. Les Gardiens de la révolution, une branche armée idéologique de l'Iran, ont revendiqué des frappes contre des bases américaines en Jordanie. En représailles aux bombardements américains, l'Iran cible également des villes iraniennes, comme Tabriz et la province du Khouzestan, causant des dégâts civils et une détérioration des conditions de vie.

Impact économique

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ont des répercussions majeures sur l'économie mondiale, notamment sur le prix du pétrole. Le baril de Brent, une référence internationale pour le prix du pétrole, a dépassé 95 dollars américains le 22 juillet 2026, un niveau inédit depuis près de six semaines. Cette hausse s'explique par les craintes d'un blocage du détroit d'Ormuz, où transite un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures avant le conflit. En Iran, les sanctions internationales et les frappes américaines aggravent une crise économique déjà profonde, avec une inflation galopante et une pauvreté croissante. Une brodeuse iranienne de 34 ans, Aïda, a témoigné depuis Paris des difficultés quotidiennes : « Nous avons du mal à subvenir à nos besoins les plus élémentaires et, maintenant, nous devons en plus faire face aux ravages de la guerre. » Le coût du conflit pour les États-Unis s'élève à 37,5 milliards de dollars américains depuis son déclenchement le 28 février 2026.

Blocus et tensions régionales

Le conflit s'étend au-delà du détroit d'Ormuz, avec des acteurs régionaux comme les Houthis, un groupe rebelle yéménite soutenu par l'Iran. Les Houthis ont annoncé un blocus des ports saoudiens, premier exportateur mondial de pétrole brut, menaçant de cibler les navires qui tenteraient de passer par la mer Rouge ou le détroit de Bab el-Mandeb. Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont déjà fait demi-tour pour éviter les zones de conflit. Ce blocus aggrave les tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, déjà en rivalité pour le leadership régional. Le Pakistan, qui sert de médiateur entre Téhéran et Washington, a exprimé ses inquiétudes quant à l'escalade du conflit et aux risques d'entraîner l'Arabie saoudite dans la guerre. Les ports saoudiens sont également menacés par des attaques de drones et de missiles.

Ce que ça pourrait changer

Le détroit d'Ormuz est au cœur des tensions entre les États-Unis et l'Iran depuis des décennies. Avant le conflit actuel, environ un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par cette voie maritime. L'Iran cherche à contrôler cet espace en imposant un itinéraire unique le long de ses côtes et en exigeant des *frais de service* pour le passage des navires. Les États-Unis, soutenus par Israël, ont riposté en bombardant des cibles iraniennes, déclenchant une guerre ouverte le 28 février 2026. Le cessez-le-feu d'avril 2026 a été rompu le 7 juillet 2026, relançant les hostilités. Les frappes américaines visent désormais des infrastructures civiles, une stratégie controversée qui risque d'aggraver la crise humanitaire en Iran et de provoquer une escalade régionale incontrôlable.

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