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Tout commence par un PV reçu dans la boîte aux lettres : c’est quoi cette nouvelle arnaque qui sévit en France ?

Presse-Citron · mis à jour il y a 26 j

Cette escroquerie très sournoise fait un carnage en France..

Nouvelle arnaque par courrier

Une nouvelle forme d’arnaque circule en France sous la forme d’un courrier postal reçu dans la boîte aux lettres. Contrairement aux traditionnelles tentatives d’hameçonnage par e-mail ou SMS, cette fraude utilise un faux procès-verbal (PV) envoyé par voie postale. Les escrocs y intègrent des données personnelles précises comme le nom, prénom, adresse et immatriculation du véhicule pour donner une apparence de légitimité à leur demande. Selon le magazine Auto Plus, cette méthode a déjà été signalée dans des départements comme le Pas-de-Calais et la Loire-Atlantique. L’objectif reste le même : inciter la victime à payer une fausse amende en utilisant des moyens de paiement non officiels, comme un QR Code ou un virement bancaire, qui ne sont pas utilisés par l’administration française.

Comment repérer la fraude

Plusieurs indices permettent de distinguer un vrai PV d’une arnaque. D’abord, le lieu ou la nature de l’infraction mentionnés dans le courrier n’ont souvent aucun sens, car la victime n’a commis aucune faute. Ensuite, les escrocs demandent un règlement via des méthodes inhabituelles pour une administration française : un QR Code ou un virement bancaire. En effet, les autorités utilisent généralement des moyens de paiement officiels comme le site ANTAI ou des timbres-amendes. Pour vérifier l’authenticité d’un avis reçu, il est conseillé de se rendre directement sur le site de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), dans la rubrique « Consulter votre dossier d’infraction ». Il suffit d’y saisir le numéro de l’avis pour confirmer ou infirmer sa validité.

Lien avec d’anciennes arnaques

Cette escroquerie n’est pas inédite en France. Depuis plusieurs années, des fraudeurs utilisent des méthodes similaires via des SMS ou des e-mails pour soutirer des données bancaires sous prétexte d’une amende impayée. En avril 2024, deux jeunes de 19 ans ont été jugés à Paris pour une telle arnaque. Leur technique reposait sur l’envoi de messages alarmistes annonçant une majoration de l’amende en cas de non-paiement rapide. Un lien frauduleux, imitant le site officiel de l’ANTAI, redirigeait les victimes vers une page conçue pour voler leurs informations bancaires. Leur méthode avait permis de tromper 1 700 personnes. Ces escroqueries, appelées phishing ou hameçonnage, exploitent la peur et la précipitation pour piéger leurs cibles.

Rôle des agences concernées

Deux agences publiques jouent un rôle central dans cette arnaque. L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) gère les titres officiels comme les cartes grises ou les permis de conduire, tandis que l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) traite les contraventions. L’article précise qu’il n’y a pour l’instant aucun lien entre cette fraude et une récente fuite de données ayant touché l’ANTS, qui avait exposé les informations de 12,5 millions de Français. Cependant, les escrocs utilisent des données personnelles pour crédibiliser leurs faux PV, ce qui soulève des questions sur leur origine. L’ANTAI met à disposition un outil en ligne pour vérifier l’authenticité d’un avis de contravention.

Ce que ça pourrait changer

Pour éviter de tomber dans le piège, il est recommandé de ne jamais payer une amende via un QR Code ou un virement bancaire reçu par courrier, surtout si le document semble suspect. En cas de doute, il faut consulter directement le site officiel de l’ANTAI ou contacter les services de police ou de gendarmerie. Il est également conseillé de vérifier l’adresse du site web mentionné dans le courrier en passant la souris sur le lien (sans cliquer) pour repérer une éventuelle usurpation d’URL. Enfin, signaler l’arnaque aux autorités compétentes, comme la plateforme *Phishing-Institut* ou les services de police, permet de contribuer à la lutte contre ces fraudes.

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