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Géopolitique

De l’état d’urgence à la « loi martiale » : comment les cercles MAGA se préparent à contester une défaite lors des midterms

Le Grand Continent · mis à jour 2 oct.

Trump n’exclut pas la possibilité de déclarer l’état d'urgence à l'approche des midterms L’article De l’état d’urgence à la « loi martiale » : comment les cercles MAGA se préparent à contester une défaite lors des midterms est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Trump évoque l'état d'urgence

Dans une interview publiée le 1er octobre 2026, Donald Trump a évoqué la possibilité de déclarer un état d'urgence à l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Cette déclaration survient après un meeting en Oklahoma où il a suggéré que les Démocrates pourraient tenter de le destituer en cas de défaite républicaine. Aucun texte de loi fédéral ne donne au président le pouvoir de modifier directement le déroulement des élections. Cependant, Trump pourrait s'appuyer sur l'Insurrection Act, une loi qui permet au président de déployer l'armée pour réprimer des violences intérieures ou des entraves à l'application des lois fédérales ou étatiques. Cette loi a déjà été évoquée par Trump en 2020, 2025 et 2026 pour répondre à des crises comme les manifestations contre les violences policières ou les protestations anti-ICE. Son invocation pourrait dissuader les électeurs de se rendre aux urnes.

Sondages et stratégies républicaines

Les derniers sondages de début octobre 2026 indiquent que les Républicains devraient perdre le contrôle de la Chambre des représentants et potentiellement leur majorité au Sénat lors des élections de mi-mandat. Pour limiter cette défaite, les Républicains ont mis en place un redécoupage électoral controversé dans plusieurs États, une pratique qui consiste à modifier les limites des circonscriptions pour avantager un parti. Parallèlement, des soutiens de Trump, comme l'avocat Peter Ticktin, élaborent des scénarios pour contester les résultats, allant jusqu'à évoquer une prise de contrôle des élections par la Maison-Blanche. En 2025, le spécialiste Olivier Schmitt avait déjà alerté sur le manque de transparence des élections, citant le recrutement de Heather Honey par le département de la Sécurité intérieure. Honey a joué un rôle clé dans la remise en cause des résultats de l'élection présidentielle de 2020.

Scénarios de crise post-élection

Peter Ticktin, ancien camarade militaire de Trump et l'un de ses avocats principaux, a décrit trois scénarios possibles pour les élections de mi-mandat lors d'une conférence en septembre 2026. Le premier, jugé improbable, serait que le scrutin se déroule sans incident. Le deuxième envisage que Trump prenne des mesures avant le vote pour prévenir une fraude électorale. Le troisième scénario, plus radical, consiste en une déclaration de loi martiale le jour du scrutin, le 3 novembre, afin de placer les élections sous contrôle fédéral. Ticktin a affirmé que cette option était envisageable si Trump ne voulait pas « s'effacer ». Interrogé sur les risques d'émeutes, il a minimisé la menace en déclarant que les forces armées étaient « bien plus nombreuses » que les opposants. D'autres figures comme Steve Bannon ou Wayne Allyn Root ont également défendu des mesures radicales, comme le déploiement de la police de l'immigration près des bureaux de vote.

Ce que ça pourrait changer

Bien que des personnalités comme Peter Ticktin, Heather Honey, Cleta Mitchell, Steve Bannon, Wayne Allyn Root ou Tina Peters soient des soutiens proches de Trump et aient une influence sur ses décisions, un responsable de la Maison-Blanche affirme qu'elles ne jouent aucun rôle officiel dans la politique électorale de l'administration. Cependant, ces individus disposent d'un accès direct au président. Par exemple, Tina Peters, qui a obtenu la clémence du gouverneur du Colorado avec l'appui de Trump, est une figure controversée ayant participé à des théories sur la fraude électorale. Leurs propositions, comme la déclaration d'une « urgence de sécurité nationale » ou le déploiement de forces militaires, s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à contester les résultats électoraux en cas de défaite républicaine.

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