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Géopolitique

En Italie, la presse pleure l’ex-ministre Emma Bonino : “Il n’y en aura jamais d’autre comme elle”

Courrier International · mis à jour il y a 9 j

Ce vendredi 11 septembre, l’ancienne militante du Parti radical, commissaire européenne puis ministre dans les années 2000 et 2010, s’est éteinte à l’âge de 78 ans, à Rome. La presse italienne rend un hommage ému à cette figure politique devenue célèbre pour ses batailles en faveur des droits civils, notamment l’avortement et le divorce..

Décès d'Emma Bonino

Emma Bonino, figure politique italienne emblématique, est décédée le 11 septembre 2026 à Rome, à l’âge de 78 ans. Ancienne militante, commissaire européenne et ministre dans les années 2000 et 2010, elle s’est éteinte à son domicile après une hospitalisation d’urgence le 7 septembre 2026. Son décès a suscité une vague d’hommages dans la presse italienne, où elle est décrite comme une personnalité unique, alliant énergie, ténacité, impertinence et élégance. Les médias soulignent son rôle de pionnière dans la défense des droits civils en Italie, notamment pour l’avortement et le divorce, ainsi que son parcours politique atypique, marqué par des engagements tant institutionnels que militants.

Engagements pour droits civils

Emma Bonino s’est illustrée dès les années 1970 comme une militante infatigable pour les droits des femmes en Italie. En 1973, elle fonde un centre d’information sur l’avortement à Rome, alors que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) était encore illégale dans le pays. Ce centre pratiquait des avortements par aspiration, une méthode médicale alors controversée. En 1978, l’avortement est légalisé en Italie grâce à une loi portée par des militantes comme elle. Bonino a également milité pour le droit au divorce, obtenu en 1970 après un référendum, et pour les droits des minorités sexuelles. Son combat s’est étendu au-delà de l’Italie, notamment en faveur des droits humains au Tibet et dans l’ex-Yougoslavie, où elle a dénoncé les violations des libertés fondamentales.

Parcours politique institutionnel

Emma Bonino a marqué la vie politique italienne par son engagement au sein du Parti radical, un mouvement politique italien connu pour ses positions libérales et ses campagnes en faveur des droits civiques. Elle a occupé plusieurs fonctions ministérielles, notamment celles de ministre des Affaires étrangères par intérim en 2013 et de ministre du Commerce international et de la Coopération internationale de 2006 à 2008. Avant cela, elle a été commissaire européenne de 1995 à 1999, où elle a travaillé sur des dossiers liés au commerce et à la protection des consommateurs. Son parcours illustre une carrière où l’action militante et l’engagement institutionnel se sont souvent mêlés.

Ce que ça pourrait changer

La disparition d’Emma Bonino a provoqué une vague d’hommages unanimes dans la presse italienne. Des titres comme le *Corriere della Sera*, l’un des quotidiens les plus lus du pays, ont salué son rôle de « femme qui a bouleversé les schémas » et mis à mal le conformisme politique italien. Les médias soulignent son caractère unique, combinant une énergie inépuisable, une ténacité à toute épreuve et une élégance rare. Son héritage politique reste associé à la défense des libertés individuelles et à la lutte contre les tabous sociétaux. Les articles de presse rappellent que son influence dépasse le cadre italien, faisant d’elle une figure respectée au niveau européen et international.

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