Même l'IA peine à déchiffrer le langage des animaux, il faudrait d'autres outils
Depuis quelques années, l'intelligence artificielle promet de percer le sens des chants de baleines ou des cris de chauves-souris. Ces sons cachent pourtant des pièges que les machines ne voient pas.
En 1976, un stagiaire de la NASA (l'agence spatiale américaine) a acquis 1 150 bandes magnétiques auprès de son employeur pour un montant de 200 dollars. À l'époque, ces bandes étaient considérées comme des supports de stockage obsolètes, utilisés pour enregistrer des données scientifiques ou techniques. Le stagiaire ignorait alors que certaines de ces bandes contenaient des informations potentiellement précieuses. Cette acquisition illustre un cas où un objet de faible valeur apparente peut cacher un trésor inattendu, simplement parce que son contenu n'a pas été identifié ou valorisé à sa juste mesure. Les bandes magnétiques étaient des dispositifs physiques permettant de stocker des données sous forme analogique ou numérique, avant l'ère des disques durs modernes.
Trente-deux ans après cet achat, en 2008, le stagiaire a réalisé que trois des 1 150 bandes magnétiques qu'il avait conservées contenaient des données d'une valeur estimée à 1,8 million de dollars. Cette estimation suggère que ces bandes renfermaient probablement des informations scientifiques, techniques ou historiques rares, voire uniques, dont la perte aurait été irréparable. Le montant de 1,8 million de dollars correspond à la valeur attribuée à ces données par des experts ou des institutions capables de les exploiter. Cette découverte met en lumière l'importance de la préservation des données anciennes, même sur des supports considérés comme dépassés, ainsi que la nécessité de vérifier systématiquement le contenu des archives avant de les jeter ou de les vendre.
Cet exemple souligne que la valeur d'une information ne réside pas uniquement dans son support physique, mais dans son contenu et son utilité potentielle. Les bandes magnétiques, bien que coûteuses à produire et à stocker à l'époque, étaient souvent jetées ou recyclées une fois leur utilité immédiate passée. Pourtant, leur contenu pouvait représenter une mine d'informations pour des recherches futures, comme des données météorologiques, des enregistrements de missions spatiales ou des algorithmes scientifiques. Cette anecdote rappelle que l'archivage et la conservation des données, même anciennes, peuvent avoir un retour sur investissement considérable, bien au-delà de leur coût initial.

