PSPP lance un appel à «remplacer le mauvais gouvernement»
Après les deux premiers débats, le PQ se présente comme le seul parti capable de mettre fin au règne de la CAQ..
Le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, se positionne comme l’alternative au gouvernement actuel de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à l’approche des élections québécoises prévues le 5 octobre 2026. Après deux débats télévisés, le chef péquiste affirme que son parti est le seul capable de mettre fin au « règne » de la CAQ, qu’il qualifie de « mauvais gouvernement ». Le PQ mise sur une campagne axée sur le changement politique et la promesse de remplacer l’équipe dirigeante actuelle. Le Québec, province canadienne, organise des élections tous les quatre ans pour choisir ses représentants à l’Assemblée nationale.
Paul St-Pierre Plamondon critique vivement le gouvernement de la CAQ, l’accusant d’un « échec grave » et d’une « perte de contrôle » en matière d’itinérance. Selon lui, les données sur ce phénomène social montrent une augmentation rapide, mais les réponses politiques n’ont pas suivi. Il souligne que la CAQ n’a pas suffisamment abordé les enjeux sociaux lors des débats, attribuant cette situation à un manque de volonté politique. Le PQ dénonce également la gestion de la crise du logement, un sujet devenu central dans la campagne électorale.
Le Parti québécois propose une solution concrète pour réduire l’itinérance au Québec, un phénomène qui touche 12 000 sans-abri selon le dernier dénombrement. Le parti s’engage à offrir un toit à la moitié de ces personnes d’ici la fin de son premier mandat. Pour y parvenir, il s’inspire de modèles internationaux réussis, notamment le principe de « l’habitation d’abord », qui consiste à donner priorité au logement avant toute autre intervention sociale. L’objectif final est d’éliminer les campements de fortune, comme celui de Notre-Dame à Montréal, où un bambin d’un an a récemment été retrouvé avec sa mère dans une tente.
Le PQ annonce une réduction de 2,5 % des rémunérations dans la fonction publique, une mesure présentée comme une alternative à l’austérité. Contrairement à l’austérité, qui implique généralement une réduction des services publics et un ralentissement économique, le PQ promet que sa proposition permettra de réduire les couches de bureaucratie et de récupérer 4,7 milliards de dollars sur un premier mandat. Ces économies seraient réinvesties dans les services publics, bien que le nombre de fonctionnaires concernés par ces compressions ne soit pas précisé. Le parti insiste sur le fait que cette approche vise à optimiser l’efficacité de l’État sans nuire aux citoyens.
Lors d’une **mêlée de presse** organisée à Longueuil, Paul St-Pierre Plamondon a lancé un **« appel à tous les Québécois et les Québécoises »** pour changer de gouvernement. Il a réaffirmé que le PQ était la seule formation capable de remplacer la CAQ par un **« gouvernement de gens compétents »**. Le chef péquiste a également défendu sa proposition économique, refusant l’étiquette d’**austérité** et insistant sur la nécessité de **réduire la taille de l’État** de manière ciblée. Ces déclarations surviennent après un **Face-à-face** télévisé où il avait promis de faire de l’itinérance une priorité s’il était élu.

