NapseflowNapseflow
Généraliste

Environ 2000 détenus inscrits sur la liste électorale au Québec

ICI Radio-Canada · mis à jour 1 oct.

On compte 1972 personnes incarcérées inscrites cette année sur la liste électorale du Québec..

Droit de vote en prison

Depuis 2002, toutes les personnes incarcérées de 18 ans et plus au Canada ont le droit de voter. Cette décision a été confirmée par la Cour suprême du Canada, qui a jugé que ce droit était protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Au Québec, ce droit s’applique également aux détenus, même s’ils sont privés de liberté. Élections Québec, l’organisme responsable de l’organisation des élections provinciales, précise que 1972 personnes incarcérées sont inscrites sur la liste électorale pour les élections de 2026. Ce nombre est en légère hausse par rapport aux élections de 2018 et 2022, où environ 1 500 détenus étaient inscrits. Ce chiffre reste cependant modeste comparé au total de plus de 5 000 personnes incarcérées quotidiennement dans les établissements québécois.

Inscription des détenus

L’inscription des détenus sur la liste électorale ne se fait pas automatiquement. Elle repose sur une demande personnelle des personnes incarcérées qui souhaitent voter. Avant chaque scrutin, Élections Québec envoie aux établissements pénitentiaires une trousse d’information contenant des affiches, des manuels pour les électeurs et des formulaires d’inscription. Jean-Philippe Aubertin, porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure du Québec, explique que cette démarche permet aux détenus de s’inscrire s’ils le souhaitent. Une fois inscrits, ils reçoivent un bulletin de vote et peuvent voter selon les modalités prévues pour les élections québécoises, qui diffèrent de celles des élections fédérales.

Modalités de vote

Pour les élections québécoises, les détenus votent par correspondance. Ils doivent remplir leur bulletin de vote, l’insérer dans une enveloppe qu’ils scellent, puis placer cette enveloppe dans une seconde enveloppe avec leur nom et une adresse. Cette seconde enveloppe est ensuite transmise aux autorités électorales. Le vote est comptabilisé dans la circonscription électorale correspondant à leur résidence habituelle, à leur futur domicile ou à l’établissement de détention où ils se trouvent. Cette méthode permet de garantir l’anonymat et la confidentialité du vote, tout en respectant les règles électorales en vigueur.

Taux de participation élevé

Le taux de participation des détenus aux élections est significativement plus élevé que celui de la population générale. Aux élections de 2022, 75 % des détenus inscrits ont voté, contre 66 % pour l’ensemble des Québécois. En 2018, ce taux atteignait même 82 % parmi les détenus, contre 66 % pour le reste de la population. Cette différence s’explique par le fait que seuls les détenus qui manifestent explicitement leur volonté de voter sont inscrits sur la liste électorale. Ainsi, le nombre réel de personnes incarcérées (plus de 5 000) est bien supérieur au nombre de votants potentiels (environ 2 000).

Ce que ça pourrait changer

Le droit de vote des détenus suscite des débats au Québec. Ian Lafrenière, alors vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure, reconnaît que certaines victimes ou citoyens peuvent trouver ce droit difficile à accepter. Il souligne cependant que les conditions de détention se sont durcies depuis son arrivée, avec des mesures disciplinaires plus strictes, comme un *confinement dans les cellules à partir de 21 h*, soit une heure et demie plus tôt qu’auparavant. Il mentionne également un *projet-pilote* en cours à l’établissement de Roberval, où les détenus doivent porter un uniforme obligatoire. Ces mesures visent à renforcer la sécurité et la discipline dans les prisons québécoises.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.