Hausse du prix du gaz, taxe sur les PFAS
C’est la rentrée, y compris pour les mesures environnementales. Au 1er septembre 2026, plusieurs dispositifs évoluent.
Le prix du gaz en France augmente de 5,6 % à partir du 1er septembre 2026, passant à 17,20 centimes par kilowattheure. Cette hausse fait suite à une augmentation de 7,4 % en juillet et une légère baisse de 0,8 % en août. Elle est principalement liée aux tensions géopolitiques, notamment la guerre entre l’Iran et les États-Unis au Moyen-Orient, qui perturbent les approvisionnements en énergies fossiles. Pour les ménages utilisant le gaz pour le chauffage ou l’eau chaude, cette augmentation représente une hausse annuelle de la facture comprise entre 36 et 54 euros. Environ six millions de foyers en France sont concernés par cette hausse, car ils sont abonnés à une offre indexée sur ce prix de référence, c’est-à-dire dont le coût varie directement en fonction du prix repère du gaz.
Le dispositif Ma prime rénov’, qui aide financièrement les ménages à réaliser des travaux de rénovation énergétique, voit ses conditions d’attribution encore réduites à partir du 1er septembre 2026. Désormais, les aides ne seront plus accordées si un logement conserve un chauffage au gaz après les travaux. Par ailleurs, certains types de travaux ne seront plus éligibles, comme l’isolation thermique ou l’installation de chauffages fonctionnant au bois, à la biomasse ou à l’énergie solaire. Ces restrictions s’inscrivent dans le cadre du plan d’électrification du gouvernement, présenté en avril 2026, qui vise à favoriser l’utilisation de l’électricité pour le chauffage. Ce dispositif a été modifié à plusieurs reprises ces dernières années, avec des conditions d’accès de plus en plus strictes.
À partir du 1er septembre 2026, une nouvelle aide financière est mise en place pour encourager l’achat de véhicules électriques d’occasion. Cette prime, d’un montant d’environ 337 euros, est accessible sans condition de ressources et est financée par les fournisseurs d’énergie via le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Une majoration temporaire de cette aide est prévue pour les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne, comme les assistants aux personnes âgées ou handicapées, pour les achats ou locations engagés avant le 1er janvier 2027 et finalisés avant le 1er juillet 2027. Cette mesure s’inscrit dans la politique de transition énergétique et de réduction des émissions de CO₂ liées aux transports.
Une nouvelle taxe entre en vigueur le 1er septembre 2026 pour les industriels qui rejettent des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans l’eau. Ces polluants éternels sont des composés chimiques très persistants dans l’environnement et le corps humain, difficiles et coûteux à éliminer. La taxe s’élève à 100 euros par tranche de 100 grammes de PFAS rejetés. Elle concerne les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), c’est-à-dire les usines soumises à une réglementation stricte en matière de pollution. Cette mesure, prévue par la loi Thierry de février 2025, vise à responsabiliser les industriels et à financer des solutions de dépollution, car les collectivités locales ne peuvent assumer seules ces coûts.
À partir du 1er septembre 2026, les entreprises qui commercialisent en France des produits relevant de l’*ultra-fast fashion* (mode ultra-rapide et à bas prix) doivent payer un *malus* financier à l’éco-organisme *ReFashion*. Ce malus varie selon les produits : 50 centimes pour les slips et chaussettes, 9 euros pour les pantalons et 12 euros pour les vestes. Ces pénalités augmenteront progressivement pour atteindre, par exemple, 19,5 euros par veste vendue en 2030. L’objectif est de cibler principalement les géants du secteur comme *Shein* et *Temu*, tout en épargnant les enseignes ayant des emplois en France, comme *Kiabi* ou *Decathlon*, ainsi que les marques de *fast fashion* comme *Zara* ou *H&M*. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de réduire l’impact environnemental de l’industrie textile, très polluante.

