Séisme terrible en Colombie : magnitude, bilan
Un séisme de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie ce lundi 10 août, provoquant l'effondrement de dizaines de bâtiments et un bilan humain qui s'est alourdi tout au long de la journée. Voici ce que l'on sait de la catastrophe..
Un séisme de magnitude 7,4 a frappé l’ouest de la Colombie lundi 10 août 2026 vers 7h34, heure locale (14h34 à Paris). Cette magnitude, confirmée par l’USGS (institut géologique américain) et le Service géologique colombien, correspond à une secousse très puissante. À titre de comparaison, un séisme de magnitude 7 libère une énergie environ 30 fois supérieure à celle d’un séisme de magnitude 6. L’épicentre se situait près de San José del Palmar, dans le département du Chocó, sur la côte Pacifique, à une profondeur inhabituelle de 110 kilomètres. La secousse a duré près de quatre minutes, une durée exceptionnellement longue pour un événement de cette ampleur. Aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée, car la profondeur du séisme et sa localisation à l’intérieur des terres ont limité ce risque.
Le bilan humain du séisme s’élève à au moins 47 morts en fin de journée du 10 août, un chiffre provisoire qui devrait encore augmenter. Les autorités locales avaient initialement recensé 18 morts à Pereira, 3 à Manizales, et 1 à Buenaventura, où l’effondrement d’un immeuble a piégé plusieurs personnes. D’autres victimes ont été signalées à Cali et dans le Chocó, où de nombreux habitants restent injoignables en raison des coupures de réseau. Le président colombien Abelardo de la Espriella, en fonction depuis seulement cinq jours, a annoncé la mise en place d’un poste de commandement unifié pour coordonner les secours. Le nombre de blessés n’a pas encore été précisé.
Les zones les plus affectées par le séisme sont le département du Chocó, où se situe l’épicentre, ainsi que la région du café (Eje Cafetero), notamment Pereira et Manizales. À Pereira, 18 morts ont été recensés, tandis qu’à Manizales, une tour de la cathédrale-basilique Notre-Dame-du-Rosaire s’est effondrée, endommageant la statue du Christ qui la surmontait. Cali, troisième ville du pays, compte au moins 20 bâtiments effondrés, avec des personnes prises au piège sous les décombres. Le Chocó, région pauvre du littoral Pacifique, a subi des dégâts graves à Quibdó, chef-lieu du département. Les autorités évaluent actuellement l’étendue des destructions à l’aide de drones.
Six aéroports de l’ouest de la Colombie ont suspendu leurs opérations par mesure de sécurité : Pereira, Manizales, Quibdó, Armenia, Cartago et Buenaventura. À Pereira, une partie de la toiture de l’aéroport Matecaña s’est partiellement effondrée. L’aéroport international El Dorado de Bogotá, principal point d’entrée du pays, reste opérationnel mais accuse des retards en raison de l’afflux de vols déroutés depuis les terminaux fermés. Dans les zones sinistrées, des coupures d’électricité et de réseau mobile compliquent les secours et les communications. Les autorités ont également émis des alertes de glissement de terrain et de liquéfaction des sols pour plus de 430 000 habitants vivant à proximité de l’épicentre.
Après un séisme de magnitude 7,4, des répliques sont quasi inévitables. Plusieurs ont déjà été enregistrées, dont une de magnitude 5. Les répliques peuvent survenir pendant plusieurs jours, voire semaines, avec une intensité décroissante. Les autorités locales, comme la gouverneure du Chocó, ont déjà évoqué ce risque. La Colombie, située sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique, enregistre chaque année des dizaines de séismes de magnitude supérieure à 4. Pour suivre l’évolution de la situation, il est recommandé de consulter les communications officielles du Service géologique colombien et de l’UNGRD (agence nationale de gestion des risques de catastrophe), plutôt que les réseaux sociaux.
Si votre voyage en Colombie prévoit une étape à Cali, Pereira, Manizales, Armenia, Quibdó ou sur la côte Pacifique (Chocó) et la région du café, il est conseillé de modifier vos plans en raison des infrastructures perturbées et du risque de répliques. En revanche, un voyage centré sur Bogotá, Medellín, la Caraïbe colombienne (Carthagène, Santa Marta) ou l’Amazonie n’est pas remis en cause. L’aéroport de Bogotá fonctionne normalement, tout comme celui de Medellín. Le ministère français des Affaires étrangères ne recommande pas d’annuler son voyage, mais conseille de consulter les *Conseils aux voyageurs* avant de partir. Il est également recommandé de vérifier son itinéraire, de contacter sa compagnie aérienne et de se renseigner sur les conditions d’annulation de ses réservations.

