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Société

Disparu sous les glaces, le dernier navire de Shackleton a été photographié pour la première fois

Slate FR · mis à jour il y a 21 j

Coulé en 1962 au large du Canada, le «Quest», dernier navire de l'explorateur polaire Ernest Shackleton, a été photographié en haute résolution. Les chercheurs découvrent un site devenu un véritable refuge pour la vie marine..

Shackleton et son époque

Sir Ernest Shackleton (1874–1922) fut une figure majeure de l'âge héroïque de l'exploration antarctique, une période allant environ de 1895 à 1922 où des explorateurs ont risqué leur vie pour découvrir les pôles. Contrairement à Roald Amundsen, qui fut le premier à atteindre le pôle Sud en 1911, Shackleton n’a jamais accompli cet exploit. Cependant, ses expéditions en Antarctique ont permis des avancées scientifiques et ouvert la voie à d’autres explorateurs. En 1921, il entreprit sa dernière expédition à bord du Quest, un navire qu’il ne verrait jamais revenir, car il mourut d’une crise cardiaque en mer avant même d’atteindre les eaux arctiques.

Le navire Quest

Le Quest était un petit navire, mais il revêt une importance historique majeure. En 1922, Shackleton y trouva la mort, ce qui en fait un symbole de l’exploration polaire. Initialement utilisé pour des expéditions en Antarctique, le navire fut ensuite reconverti pour des missions de chasse aux phoques et des explorations arctiques. En 1962, il coula au large des côtes du nord-est du Canada, à environ 390 mètres de profondeur dans la mer du Labrador, après avoir été percé par la glace. Pendant plus de 60 ans, son épave est restée introuvable, jusqu’à sa découverte en 2024 par la Société géographique royale du Canada (SGRC).

Découverte de l'épave

En 2024, la SGRC a localisé l’épave du Quest grâce à un sonar, un appareil qui utilise des ondes sonores pour cartographier les fonds marins. En juillet 2026, une expédition nommée « 2026 Heroic Age Expedition » a été organisée par la Royal Navy pour étudier l’épave en détail. Les chercheurs ont utilisé des véhicules sous-marins télécommandés équipés de caméras à très haute résolution et de la photogrammétrie, une technique qui permet de créer des modèles 3D à partir de photographies. L’objectif était d’évaluer l’état du navire et de comparer son état avec celui du Terra Nova, un autre navire disparu commandé par Robert Falcon Scott, un contemporain de Shackleton.

État et importance scientifique

Lors de l’expédition de 2026, les chercheurs ont découvert que l’épave du Quest était en plus mauvais état que prévu, recouverte par une épaisse couche de filets de pêche et d’engins de chalutage, des outils utilisés par les bateaux de pêche pour capturer des poissons. Malgré cette obstruction, l’épave est devenue un écosystème inattendu, une « oasis de vie » au milieu d’un fond marin autrement désert. Antoine Normandin, directeur de recherche de l’expédition, a souligné que le navire,经过多次改造和技术更新,现在展现出了「分层生物多样性」, c’est-à-dire des couches successives d’organismes marins qui se sont installés autour de l’épave au fil du temps. Cette découverte offre une opportunité unique d’étudier l’évolution de la biodiversité et l’impact des activités humaines sur les fonds marins.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs acteurs clés ont joué un rôle dans cette découverte. La **Société géographique royale du Canada (SGRC)** a été à l’origine de la localisation de l’épave en 2024, tandis que la **Royal Navy**, la marine militaire britannique, a organisé l’expédition de 2026. John Geiger, président de la SGRC, a décrit le navire comme *« immense »* malgré sa petite taille, soulignant l’émotion de savoir que Shackleton avait marché sur ce même pont. L’expédition s’inscrit dans une démarche scientifique visant à préserver et étudier des vestiges historiques tout en documentant l’impact environnemental des activités humaines, comme la pêche industrielle, sur les écosystèmes marins.

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