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Géopolitique

L’Iran affirme qu’il ne négociera pas avec les États-Unis tant que Donald Trump sera président

Le Grand Continent · mis à jour il y a 20 j

La stratégie iranienne devient explicite : « La victoire n’est ni le combat, ni un accord, mais la gestion d’un processus qui n’est ni la guerre, ni la paix. » L’article L’Iran affirme qu’il ne négociera pas avec les États-Unis tant que Donald Trump sera président est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Position ferme de l'Iran

L’Iran a clairement indiqué qu’il refuserait toute négociation directe avec les États-Unis tant que Donald Trump resterait président, soit jusqu’au 20 janvier 2029. Cette position a été réaffirmée par Majid Shakeri, conseiller du président du Parlement iranien, qui a déclaré que Trump ne parviendrait pas à conclure un accord avec Téhéran. Selon lui, la stratégie gagnante pour l’Iran repose sur trois piliers : le déni, l’ambiguïté et la patience stratégique. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où l’Iran cherche à éviter toute reconnaissance publique de discussions avec Washington, qualifiant de « pure folie » l’idée de confirmer des pourparlers officiels. Cette approche vise à maintenir une pression constante sur les États-Unis sans basculer dans un conflit ouvert.

Négociations indirectes

Bien que l’Iran rejette toute négociation directe avec les États-Unis, il poursuit des échanges indirects via des médiateurs, notamment le sultanat d’Oman. Ces discussions portent principalement sur la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman. Téhéran a cependant posé des conditions strictes pour toute reprise du transit, comme des réparations de guerre, la levée des sanctions américaines et la fin du blocus sur ses ports. Ces demandes maximalistes reflètent la volonté de l’Iran d’obtenir des concessions majeures avant d’envisager un compromis. Par ailleurs, l’Iran a annoncé son intention de restreindre l’accès des navires américains et israéliens dans la région, tout en exigeant des compensations financières de la part des pays jugés hostiles.

Acteurs clés et enjeux

Plusieurs figures et institutions jouent un rôle central dans cette crise. Du côté iranien, Mohsen Rezaee, ancien commandant de la Garde révolutionnaire islamique (une force paramilitaire iranienne) et connu pour ses positions radicales, a été nommé secrétaire du Conseil de sécurité nationale le 9 août 2026. Son rôle est de coordonner les décisions relatives à la guerre et aux négociations. De son côté, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araqchi, a confirmé la poursuite des négociations avec Oman, tout en réitérant l’exclusion de tout dialogue direct avec les États-Unis. Aux États-Unis, Donald Trump a adopté une posture de pression économique, déclarant le 9 août 2026 qu’il préférait laisser l’inflation et les difficultés financières affaiblir l’Iran plutôt que de lancer une nouvelle offensive militaire. Il a également évoqué des demandes de compensations pour les victimes d’attentats ou de conflits impliquant l’Iran, sans préciser de montant.

Stratégie américaine et réactions

La stratégie des États-Unis sous la présidence de Donald Trump semble se concentrer sur une approche discrète (low-keying it), combinant pression économique et surveillance accrue. Trump a indiqué que les États-Unis observaient l’inflation élevée en Iran et son manque de liquidités comme des leviers pour affaiblir le régime. Il a également menacé de demander des compensations financières à l’Iran, évoquant notamment les victimes de conflits passés, comme l’attaque contre l’USS Cole en 2000, ou les manifestations réprimées en Iran, avec plus de 52 000 morts sur les cinq derniers mois. Cette posture reflète une volonté de maintenir une pression constante sans recourir à une escalade militaire, tout en cherchant à isoler économiquement l’Iran.

Ce que ça pourrait changer

Le détroit d’Ormuz est un point de tension majeur entre l’Iran et les États-Unis, car il concentre près de 20 % du trafic pétrolier mondial. Toute perturbation dans cette zone pourrait avoir des répercussions économiques globales. Les négociations indirectes entre l’Iran et Oman visent à stabiliser cette région, mais les exigences iraniennes, comme la levée des sanctions ou des réparations de guerre, rendent un accord improbable à court terme. Par ailleurs, la nomination de Mohsen Rezaee, connu pour ses positions radicales, suggère une ligne dure au sein du régime iranien, ce qui pourrait compliquer toute future tentative de dialogue. La situation reste donc dans un équilibre précaire, entre tensions militaires potentielles et pression économique.

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