Coup de chapeau à l’eau potable de Québec
La station de Sainte-Foy a récolté mercredi la palme du Concours de la meilleure eau du Québec..
Le Concours de la meilleure eau du Québec est organisé chaque année par le Réseau Environnement, une organisation québécoise dédiée à la gestion durable de l’eau et de l’environnement. Ce concours récompense les municipalités dont l’eau potable est jugée la meilleure selon des critères précis comme le goût, l’odeur, la clarté et l’équilibre du pH. En 2026, la ville de Québec a remporté la palme pour la première fois avec son eau traitée à la station de Sainte-Foy, qui puise son eau directement dans le fleuve Saint-Laurent. Ce concours existe depuis 13 ans et vise à mettre en lumière le travail des équipes municipales souvent méconnu du public.
Pour évaluer la qualité de l’eau, le jury, composé de cinq experts dont un œnologue et des professionnels du domaine de l’eau, utilise des critères sensoriels et techniques. L’eau idéale doit être incolore, transparente et sans turbidité (c’est-à-dire sans particules en suspension qui la rendraient trouble). Elle ne doit pas avoir d’odeurs perceptibles comme celles de terre, de chlore ou de sous-bois. Le jury recherche une eau au goût neutre et à l’odeur imperceptible, avec un pH bien équilibré. L’eau de Sainte-Foy a été saluée pour sa légère acidité, décrite comme rafraîchissante, ce qui a contribué à son succès. Le concours se déroule à l’aveugle, c’est-à-dire que les juges ne savent pas quelle eau ils goûtent, pour éviter tout biais.
Le jury a attribué la première place à l’eau de la station de Sainte-Foy, à Québec, devant celle de Chomedey à Laval, et celle de Charlesbourg, également à Québec, qui a terminé troisième. Le président du Réseau Environnement, Mathieu Laneuville, a souligné l’enthousiasme de la Ville de Québec lors de l’annonce, décrivant une réaction de joie spontanée. Le concours récompense aussi un prix du public, qui a choisi l’eau de Windsor, de L’Assomption, et ex æquo celles de Trois-Rivières et Pont-Viau à Laval. Ce prix reflète les préférences des participants au Symposium sur la gestion de l’eau, qui s’est tenu à Victoriaville en 2026.
La Ville de Québec avait déjà remporté le concours à deux reprises, mais avec l’eau traitée à la station de Beauport. Sainte-Foy, qui puise son eau dans le fleuve Saint-Laurent, n’avait jamais obtenu cette distinction auparavant. Mathieu Laneuville a expliqué que ce concours permet de rappeler aux Québécois la qualité de leur eau du robinet, souvent sous-estimée. Il a ajouté que certains habitants se tournent vers l’eau embouteillée par méconnaissance, alors que l’eau municipale est fiable et de bonne qualité. Le concours met en avant une richesse collective qui mérite d’être valorisée, selon lui.
L’eau de Sainte-Foy représentera le Québec au concours *Best of the Best Water Taste Test* de l’*American Water Works Association*, qui se tiendra à San Diego en juin 2027. Ce concours international compare les meilleures eaux potables d’Amérique du Nord. Bien que le Québec n’ait jamais remporté cette compétition, Sherbrooke avait obtenu la *médaille d’argent* en 2018. En 2026, c’est l’eau de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, qui a remporté la palme. Cette participation permet de mettre en valeur la qualité des infrastructures québécoises de traitement de l’eau à l’échelle continentale.

