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Ottawa et la firme suédoise Saab signent une entente pour six avions radar

ICI Radio-Canada · mis à jour 25 sept.

Les appareils visent à détecter des appareils, missiles et drones ennemis en sol canadien..

Accord Canada-Suède

Le gouvernement fédéral canadien a signé un accord préliminaire avec l’entreprise suédoise Saab pour l’achat de six avions radar de type GlobalEye. Ces appareils seront construits au Canada en partenariat avec Bombardier, une entreprise canadienne spécialisée dans l’aéronautique. Selon le communiqué officiel, cet accord sert de base aux futures négociations pour finaliser l’acquisition et établir un calendrier de production. Aucun coût précis ni échéancier n’a encore été dévoilé, mais le gouvernement précise que cet accord n’est pas un contrat définitif. Il représente simplement une étape concrète vers l’acquisition de ces avions, dont la configuration finale sera adaptée aux besoins spécifiques des Forces armées canadiennes. Le GlobalEye est un appareil conçu pour détecter et suivre à longue distance des menaces comme des avions, des missiles ou des drones ennemis.

Rôle des avions radar

Les avions radar comme le GlobalEye jouent un rôle clé dans la défense aérienne et la surveillance des espaces aériens. Leur fonction principale est de repérer des menaces potentielles à des centaines de kilomètres de distance, bien avant qu’elles n’atteignent le territoire national. Ces appareils sont équipés de radars sophistiqués capables de distinguer différents types d’objets en mouvement, qu’il s’agisse d’avions de chasse, de missiles ou de drones. Ils permettent ainsi aux forces armées de réagir rapidement en cas de danger, en coordonnant les défenses ou en alertant d’autres systèmes militaires. Le Canada prévoit d’utiliser ces avions pour renforcer sa capacité de détection et de réponse face aux risques émergents, notamment dans un contexte géopolitique en évolution.

Critères de sélection

Le gouvernement canadien a expliqué que le choix du GlobalEye repose sur des critères à la fois géopolitiques et économiques. Bien que ce modèle ne réponde pas entièrement aux exigences militaires strictes des Forces armées canadiennes, il a été privilégié pour d’autres raisons. Le Canada cherche à renforcer sa position dans le domaine de la défense tout en soutenant son économie locale. Cet achat s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser les capacités industrielles du pays et à positionner ses entreprises sur les marchés internationaux. Le coût total de ce projet est estimé à environ 5 milliards de dollars canadiens, mais ce montant reste provisoire et pourrait évoluer lors des négociations finales.

Contexte international

Le GlobalEye est déjà utilisé ou commandé par plusieurs pays et organisations militaires. Parmi ses clients actuels ou potentiels figurent l’OTAN, la Suède, la France, les Pays-Bas et les Émirats arabes unis. En juillet 2026, onze alliés de l’OTAN ont annoncé l’acquisition conjointe de onze avions GlobalEye pour renforcer le système aéroporté de détection et de contrôle de l’alliance. Cette collaboration internationale montre que le Canada s’aligne sur des partenaires partageant des intérêts stratégiques similaires. L’achat de ces avions s’inscrit donc dans une dynamique plus large de coopération en matière de défense, tout en permettant au Canada de bénéficier d’une technologie éprouvée et partagée par d’autres nations.

Réactions politiques

Le Parti conservateur du Canada a critiqué la décision du gouvernement d’acquérir les avions GlobalEye sans lancer d’appel d’offres public. Selon l’opposition, cette procédure a exclu deux autres fournisseurs potentiels, Boeing et L3Harris, tous deux américains. Les conservateurs demandent à la Vérificatrice générale du Canada et à la Directrice parlementaire du budget d’examiner le processus d’acquisition. Ils estiment que la décision manque de transparence et pourrait être influencée par des considérations politiques plutôt que par des besoins opérationnels purs. Pour l’instant, ni le Bureau de la vérificatrice générale ni celui de la directrice parlementaire du budget n’ont confirmé qu’une étude serait menée.

Ce que ça pourrait changer

Le secrétaire d’État responsable de l’approvisionnement militaire, *Stephen Fuhr*, a défendu le choix du *GlobalEye* en soulignant que l’approche du Canada en matière d’achats militaires doit dépasser la simple acquisition d’équipements. Selon lui, cette stratégie doit contribuer à protéger la population canadienne tout en renforçant l’économie du pays. L’objectif est d’améliorer la capacité industrielle locale et de créer des opportunités pour que les entreprises canadiennes soient compétitives sur la scène mondiale. Cette vision s’inscrit dans une logique de souveraineté industrielle et de développement économique, en plus des impératifs de sécurité nationale. Le gouvernement insiste sur le fait que cette acquisition s’inscrit dans une démarche globale, et non uniquement technique.

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