Trump apporte son soutien à Nétanyahou en vue des élections israéliennes
Cet appui survient alors que le premier ministre israélien mène une campagne électorale difficile en Israël..
Le président américain Donald Trump a publiquement apporté son soutien à Benjamin Nétanyahou, premier ministre israélien, à quelques jours des élections israéliennes prévues le 27 octobre. Ce soutien intervient alors que Nétanyahou traverse une campagne électorale difficile, marquée par des tensions internes et des critiques sur sa gestion de la guerre contre l’Iran. Trump, connu pour son influence en Israël, avait jusqu’ici adopté une position plus mesurée, malgré leur alliance historique. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Trump a qualifié Nétanyahou de « premier ministre guerrier exceptionnel » et de « partenaire remarquable pour la paix » dans la lutte contre l’Iran. Il a également menacé de « bientôt en finir » avec ce pays si son comportement ne changeait pas, tout en conditionnant cette intervention à la réélection de Nétanyahou.
Les élections israéliennes du 27 octobre 2025 sont les premières depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, un événement qui a profondément marqué la politique intérieure et extérieure du pays. Nétanyahou, chef du parti Likoud (droite nationaliste), mise sur ses liens avec Trump pour convaincre les électeurs de sa légitimité, après des mois de campagne difficile. Son absence de soutien américain avait été perçue comme un revers, d’autant que Trump avait déjà soutenu Nétanyahou lors de précédents scrutins. Le Likoud a réagi en publiant une vidéo de 35 secondes montrant des images des deux dirigeants ensemble, accompagnée d’un communiqué en hébreu où Nétanyahou remercie Trump pour son appui. Cependant, l’impact réel de ce soutien reste incertain, car l’élection s’annonce serrée.
Malgré leur alliance, Trump et Nétanyahou ont connu des désaccords stratégiques majeurs, notamment lors de la guerre contre l’Iran qui a duré près de huit mois en 2025. Trump a critiqué certaines décisions israéliennes, comme l’attaque d’un gisement de gaz iranien en début de conflit, qualifiant Nétanyahou de « fou » en juin. Il s’est également dit « un peu perturbé » par les combats entre Israël et le Hezbollah au Liban, qui ont ralenti les négociations de paix avec l’Iran. En août, Nétanyahou a rejeté un plan de cessez-le-feu proposé par Trump pour Gaza, s’opposant à la demande américaine d’un retrait israélien des territoires occupés jusqu’à ce que le Hamas soit désarmé. Ces divergences illustrent les tensions sous-jacentes entre les deux dirigeants.
Trump reste populaire en Israël, mais son soutien à Nétanyahou ne fait pas l’unanimité. Plusieurs Israéliens, y compris des commentateurs influents, ont exprimé leur déception face aux résultats de la guerre contre l’Iran et aux propositions de cessez-le-feu de Trump, jugées insuffisantes. Dans son message, Trump a menacé de ne pas intervenir militairement contre l’Iran si Nétanyahou perdait les élections, déclarant : « Si Israël a le mauvais dirigeant, c’est-à-dire n’importe qui d’autre que Bibi, les États-Unis devront s’en charger eux-mêmes, et je ne suis pas enclin à le faire ». Cette prise de position souligne l’importance de l’alliance entre les deux hommes pour les intérêts américains au Moyen-Orient.
Donald Trump a historiquement soutenu des dirigeants étrangers lors d’élections, comme le premier ministre hongrois Viktor Orbán, la première ministre japonaise Sanae Takaichi, ou le président polonais Karol Nawrocki. Bien qu’il ait affirmé en octobre 2025 qu’il « ne s’implique plus dans la politique », il continue de faire campagne pour des candidats, y compris à l’étranger. Son soutien à Nétanyahou s’inscrit dans cette logique, alors que les deux pays ont mené des frappes conjointes contre les installations nucléaires iraniennes en 2025. Trump a également demandé en novembre 2024 au président israélien Isaac Herzog de gracier Nétanyahou des accusations de corruption qui pesaient sur lui, un geste politique fort en faveur du Premier ministre israélien.

