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Resonance: A Plague Tale Legacy imite un peu trop Uncharted ( et Assassin’s Creed)

Numerama · mis à jour il y a 4 j

À défaut de voir Naughty Dog proposer de nouveaux titres inédits depuis six ans, son (presque) équivalent bordelais Asobo fait le travail, avec désormais trois épisodes de la licence A Plague Tale, dont les deux premiers avaient de vraies allures de The Last of Us médiéval à la française. Le troisième volet, intitulé Resonance: A Plague Tale Legacy, en est une préquelle davantage portée sur l'action et les combats, mais jouant aussi sur une double temporalité avec des flashbacks se déroulant lors de l'Antiquité grecque.

Origine de la licence

La licence A Plague Tale est une série de jeux vidéo développée par le studio bordelais Asobo Studio, un éditeur français spécialisé dans les jeux narratifs et immersifs. Les deux premiers opus de la saga, sortis en 2019 et 2022, se déroulaient dans la France médiévale du XIVe siècle et mettaient en scène des mécaniques de survie face à des hordes de rats, inspirées par des œuvres comme The Last of Us. Le troisième volet, Resonance: A Plague Tale Legacy, marque un changement d’orientation en se tournant vers l’action et les combats, tout en intégrant une double temporalité avec des flashbacks dans l’Antiquité grecque. Ce nouveau jeu est une préquelle centrée sur le personnage de Sophia, introduite comme contrebandière dans A Plague Tale: Requiem (2022).

Changement d’univers

Contrairement aux précédents opus de la série, Resonance: A Plague Tale Legacy abandonne le cadre sombre et anxiogène de la peste noire pour un univers méditerranéen ensoleillé, inspiré des îles grecques. Le jeu rompt également avec l’approche fragile et infiltrative des premiers jeux, où les combats étaient à éviter. Ici, Sophia, l’héroïne jouable, est un personnage agile et combatif, plus proche des héros d’Uncharted ou Assassin’s Creed. Le jeu mise sur des phases d’action spectaculaires, des énigmes et une exploration linéaire mais semi-ouverte, tout en exploitant les capacités de la manette DualSense de la PS5 pour renforcer l’immersion.

Inspirations majeures

Le jeu s’inspire ouvertement de plusieurs franchises populaires. Les phases d’action et les énigmes rappellent Uncharted, tandis que les mécaniques de combat et l’exploration évoquent Assassin’s Creed. Les séquences de plateforme et les combats scriptés s’éloignent du style survival-horror des premiers A Plague Tale. Cependant, le jeu intègre aussi des éléments de Resident Evil, notamment avec une entité mystérieuse et invincible qui traque Sophia dans l’obscurité, exigeant une gestion de la lumière pour survivre. Ces influences multiples créent un mélange efficace, mais au détriment de l’originalité de la licence.

Structure narrative

L’histoire de Resonance: A Plague Tale Legacy se déroule environ 15 ans avant les événements de A Plague Tale: Requiem et suit l’adolescence de Sophia, alors qu’elle n’est pas encore une contrebandière. Le jeu alterne entre deux époques : le présent, où Sophia explore une île grecque en quête d’un trésor, et le passé, où elle incarne Thésée dans des flashbacks inspirés de la mythologie grecque. Ces séquences, bien que visuellement magnifiques, sont critiquées pour leur lenteur et leur manque de dynamisme. Le scénario et les personnages secondaires, comme l’amie Leni, sont jugés peu mémorables, bien que le jeu évite les défauts des précédents opus, comme les dialogues inutiles ou les personnages alliés trop intrusifs.

Mécaniques de jeu

Le gameplay repose sur un système de combat à l’arme blanche, avec des mécaniques de blocage, d’esquive et de parade. Les ennemis sont nombreux et doivent être vaincus pour progresser, sans possibilité d’infiltration. Sophia peut améliorer ses capacités de combat via un arbre de compétences simplifié, débloqué en utilisant des points de résonance accumulés lors des combats. Le jeu propose également des énigmes variées, certaines basées sur la manipulation de la lumière avec des miroirs, et d’autres sur l’utilisation d’un prisme mystérieux. L’exploration de l’île, bien que linéaire, est récompensée par des collectibles et des améliorations passives pour Sophia.

Points forts et faibles

Parmi les points forts du jeu, on note un univers visuellement impressionnant, rendu possible par l’utilisation de l’Unreal Engine 5, et une héroïne jouable, Sophia, qui évite les défauts des précédents personnages de la série. Le jeu est apprécié pour son rythme dynamique et ses phases de combat satisfaisantes, bien que le système de QTE puisse parfois sembler rigide. Cependant, les séquences de flashbacks en Grèce antique sont jugées ennuyeuses et trop scriptées, tandis que l’écriture du scénario et des personnages est considérée comme médiocre. Le jeu obtient une note de 7/10, avec une durée de vie d’environ 20 heures.

Ce que ça pourrait changer

Le jeu est salué pour son efficacité et son plaisir de jeu, malgré ses défauts. Les critiques soulignent son manque d’originalité, dû à ses nombreuses inspirations, et son écriture inégale. La bande-son, composée par Olivier Derivière et enrichie par des chœurs grecs, est cependant très appréciée pour son ambiance immersive. Le jeu est classé PEGI 16, une classification plus accessible que les précédents opus de la série, classés PEGI 18. Malgré ses imperfections, *Resonance: A Plague Tale Legacy* est considéré comme un bon divertissement, offrant une expérience visuelle et ludique agréable, mais sans révolutionner le genre.

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