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Vous pressez vos points noirs pour les faire disparaître ? C’est justement le geste que les dermatologues déconseillent

Science & Vie · mis à jour il y a 14 j

Presque tout le monde en a, et presque tout le monde s'y prend mal. Écraser, gratter ou coller une bande arrache la surface sans vider le pore, qui se rebouche aussitôt.

Points noirs : de quoi s'agit-il ?

Les points noirs (ou comédons ouverts en termes médicaux) sont de petits boutons noirs visibles à la surface de la peau, souvent localisés sur le nez, le menton ou le front. Ils se forment lorsque les pores de la peau, qui contiennent des glandes productrices de sébum (une substance grasse naturelle), se bouchent. Le sébum s’accumule alors sous la peau et, en s’oxydant au contact de l’air, prend une couleur noire, d’où leur nom. Contrairement aux boutons blancs (comédons fermés), qui restent sous la peau, les points noirs sont ouverts et visibles. Ils sont fréquents chez les adolescents en raison des changements hormonaux, mais peuvent toucher les adultes de tout âge. Leur apparition est souvent liée à une production excessive de sébum, à une mauvaise hygiène de la peau ou à l’utilisation de produits cosmétiques inadaptés.

Pourquoi les presser est risqué

Les dermatologues déconseillent fortement de presser les points noirs avec les doigts ou des outils non stériles, car cette pratique peut aggraver l’état de la peau. En effet, le fait d’appuyer sur un point noir peut propager les bactéries présentes à la surface de la peau vers les couches plus profondes, provoquant une inflammation ou une infection. De plus, cette manipulation mécanique peut endommager les tissus environnants, entraînant des cicatrices permanentes ou des rougeurs. Une étude citée dans l’article souligne que cette habitude est l’une des principales causes de complications cutanées chez les personnes souffrant d’acné. Enfin, le risque de transmission de germes entre différentes zones du visage ou entre plusieurs personnes (par exemple, en partageant des outils) augmente considérablement.

Les bonnes pratiques à adopter

Pour éliminer les points noirs sans risque, les dermatologues recommandent d’utiliser des méthodes douces et adaptées. La première étape consiste à nettoyer la peau matin et soir avec un gel nettoyant ou une lotion douce, sans alcool, pour éviter d’agresser la peau. L’utilisation d’un exfoliant chimique (comme l’acide salicylique ou l’acide glycolique) peut aider à dissoudre l’excès de sébum et les cellules mortes obstruant les pores. Une autre solution efficace est l’application de masques à l’argile, qui absorbent l’excès de sébum et resserrent les pores. Pour les cas plus tenaces, un dermatologue peut proposer des traitements comme l’application d’acide rétinoïque ou des séances de peelings, qui permettent de désobstruer les pores en profondeur. Enfin, il est crucial d’éviter de toucher les points noirs avec les mains sales et de ne jamais utiliser d’objets pointus (comme des aiguilles) sans désinfection préalable.

Les erreurs à éviter absolument

Outre le fait de presser les points noirs, plusieurs autres erreurs courantes aggravent leur apparition ou leur persistance. L’utilisation de produits cosmétiques comédogènes (qui bouchent les pores), comme certains fonds de teint ou crèmes hydratantes épaisses, peut favoriser leur formation. De même, un nettoyage trop agressif de la peau avec des savons alcalins ou des gommages mécaniques abrasifs irrite la peau et stimule la production de sébum en réaction. Une autre erreur fréquente est de négliger l’hydratation de la peau : une peau trop sèche peut en effet compenser en produisant davantage de sébum. Enfin, l’exposition excessive au soleil sans protection peut épaissir la peau et aggraver l’obstruction des pores. Les dermatologues insistent sur l’importance d’adopter une routine de soins adaptée à son type de peau et de consulter un professionnel en cas de doute.

Ce que ça pourrait changer

Il est recommandé de consulter un dermatologue si les points noirs deviennent nombreux, douloureux, ou s’ils s’accompagnent d’autres symptômes comme des rougeurs persistantes, des boutons inflammatoires ou des cicatrices. Ces signes peuvent indiquer une *acné sévère* ou une *dermatite* (inflammation de la peau), nécessitant un traitement spécifique. Un dermatologue pourra évaluer l’état de la peau et proposer des solutions adaptées, comme des médicaments topiques (crèmes ou lotions) ou des traitements par voie orale (antibiotiques, isotretinoïne). Dans certains cas, des procédures comme l’*extraction professionnelle* des comédons (réalisée avec des outils stériles) ou des séances de *laser* peuvent être envisagées. L’objectif est d’éviter que les lésions ne laissent des traces indélébiles ou ne s’étendent à d’autres zones du visage.

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