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Géopolitique

Gaza : Huit pays musulmans font pression sur Israël pendant que Jared Kushner rencontre des dirigeants du Hamas en Égypte

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

Les pays signataires ont appelé le Conseil de la paix à « prendre des mesures immédiates et concrètes » pour sauver le plan de paix rejeté par Benyamin Nétanyahou, que l’émissaire de Donald Trump doit revoir lundi pour tenter de trouver une issue..

Huit pays musulmans en colère

Huit pays à majorité musulmane ont publié une déclaration commune le 16 août 2026 pour critiquer le refus d'Israël de poursuivre le plan de paix proposé par l'ancien président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza. Ces pays, incluant les Émirats arabes unis (EAU), l'Égypte, la Jordanie, le Qatar, l'Indonésie, l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, ont appelé le Conseil de la paix à prendre des mesures immédiates pour sauver ce plan. Ils accusent Israël de bloquer une solution diplomatique. Le Likoud, parti au pouvoir en Israël dirigé par Benyamin Nétanyahou, a réagi en affirmant que ces pays voulaient faire tomber le gouvernement israélien actuel, une accusation rejetée par le parti. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et les États-Unis, notamment sur la gestion de la crise à Gaza.

Kushner et le Hamas en discussion

Jared Kushner, gendre de Donald Trump et envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, a rencontré secrètement des dirigeants du Hamas en Égypte le 16 août 2026. Cette rencontre, non confirmée officiellement par les parties, visait à discuter de la feuille de route proposée par Trump pour Gaza. Selon des sources diplomatiques citées par le média Axios, le Hamas a réaffirmé son engagement envers cet accord, tandis que Kushner a insisté sur deux conditions : le désarmement du Hamas et l'exclusion de ce mouvement de la gestion future de Gaza. Ces négociations directes entre les États-Unis et le Hamas, organisation classée comme terroriste par Washington, marquent une rupture avec les pratiques passées et reflètent l'urgence de trouver une issue à la crise.

Plan de paix de Trump rejeté

Le plan de paix proposé par Donald Trump pour Gaza, composé de quinze points, a été rejeté par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou la semaine précédant le 16 août 2026. Ce plan prévoyait notamment un cessez-le-feu, la libération des otages détenus à Gaza et des garanties pour la sécurité d'Israël. Le rejet de ce plan par Nétanyahou a créé des tensions entre Israël et les États-Unis, alors que Jared Kushner tente de relancer les négociations. Le Likoud, parti de Nétanyahou, a justifié ce rejet en affirmant que le plan ne répondait pas aux exigences de sécurité d'Israël. Une rencontre entre Kushner et Nétanyahou est prévue le 17 août pour tenter de trouver un compromis.

Violence persistante à Gaza

Malgré les discussions diplomatiques, les frappes israéliennes sur Gaza se sont poursuivies, voire intensifiées ces derniers jours. Selon Al-Jazeera, au moins cinq Palestiniens ont été blessés dimanche 16 août dans un campement à Khan Younès. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, plus de 1 250 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, portant le bilan total depuis octobre 2023 à plus de 73 300 morts. Ces chiffres proviennent de sources officielles palestiniennes. Parallèlement, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a tenu des propos controversés lors d'un podcast, appelant à tuer entre 30 et 40 personnes par nuit lors de frappes ciblées sur Gaza, et qualifiant les habitants de Gaza de non humains. Ces déclarations ont suscité une large indignation.

Ce que ça pourrait changer

Les États-Unis, sous l'administration Trump, jouent un rôle central dans les négociations pour Gaza. Jared Kushner, en tant qu'émissaire spécial, multiplie les rencontres avec les différentes parties, y compris le Hamas, une organisation considérée comme *terroriste* par Washington. Cette approche directe contraste avec les politiques précédentes et reflète une volonté de Washington de trouver une solution rapide à la crise. Cependant, cette stratégie crée des tensions avec Israël, où Benyamin Nétanyahou et son parti, le Likoud, rejettent certaines propositions américaines. Ces divergences pourraient compliquer la recherche d'un accord durable, alors que la situation humanitaire à Gaza reste critique.

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