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La directrice générale de la Sûreté du Québec prend sa retraite

ICI Radio-Canada · mis à jour 30 sept.

Johanne Beausoleil, première femme à diriger la SQ, occupait ce poste depuis 2022..

Départ de Johanne Beausoleil

Johanne Beausoleil, directrice générale de la Sûreté du Québec (SQ) depuis 2022, a annoncé sa retraite pour le 17 mars 2027. Elle quittera donc son poste deux ans avant la fin prévue de son mandat. Dans un communiqué publié le 30 septembre 2026, elle a expliqué avoir choisi de rendre sa décision publique immédiatement afin de laisser suffisamment de temps aux autorités pour organiser la transition et nommer son successeur ou sa successeure. Elle a souligné qu’elle continuerait d’exercer ses fonctions avec le même engagement jusqu’à son départ. Cette annonce marque la fin d’une carrière de 40 ans dans le domaine de la sécurité publique au Québec.

Première femme à la SQ

Johanne Beausoleil est la première femme à diriger la Sûreté du Québec (SQ), une force policière provinciale qui couvre l’ensemble du territoire québécois, à l’exception de Montréal où la police municipale (SPVM) est responsable. Elle est également la troisième civile à occuper ce poste, ce qui signifie qu’elle n’est pas issue du corps policier, mais d’un parcours professionnel dans la gestion administrative ou carcérale. Avant de devenir directrice générale, elle a occupé le rôle de directrice par intérim après le départ de Mario Bouchard en 2019. Ce dernier avait lui-même remplacé Martin Prud’homme après seulement quelques mois en poste. Ces changements rapides illustrent les défis de gouvernance au sein de la SQ ces dernières années.

Parcours professionnel

Johanne Beausoleil a commencé sa carrière à la SQ en 1988 en tant que surveillante de femmes contrevenantes, un rôle lié à l’encadrement des détenues dans les établissements carcéraux. Elle a ensuite travaillé pendant plusieurs années dans le milieu carcéral avant de rejoindre le service de vérification interne de la SQ. Plus tard, elle a occupé le poste de cheffe du Bureau de la vérification et de l’évaluation au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), où elle a probablement été impliquée dans des audits et des évaluations des pratiques policières. Ces expériences montrent une carrière marquée par l’administration et le contrôle des institutions de sécurité publique.

Ce que ça pourrait changer

Son départ intervient dans un contexte où la SQ fait face à des défis importants, notamment des allégations de *sous-culture radicalisée* au sein du SPVM et des questions sur la gestion des arrestations par la SQ, comme l’a révélé une affaire récente ayant entraîné la mort d’un prévenu. Johanne Beausoleil laisse derrière elle une organisation en pleine réflexion sur ses pratiques et son image. La SQ, qui emploie environ 5 000 policiers et civils, devra désormais trouver une nouvelle direction pour poursuivre ses missions de maintien de l’ordre, de lutte contre la criminalité et de protection des citoyens québécois. Le processus de nomination de son successeur ou de sa successeure s’ouvre donc dans un environnement complexe.

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