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Géopolitique

Pour l’Union européenne, l’année électorale de tous les dangers

Courrier International · mis à jour il y a 14 j

Élections en France, mais aussi en Espagne, en Suède et dans bien d’autres pays encore. Cette fin d’année 2026 et l’année 2027 qui suivra s’annoncent périlleuses pour l’UE, avec le risque que l’extrême droite grappille un peu partout des parcelles de pouvoir.

Année électorale 2026-2027

L’Union européenne (UE) traverse une période électorale particulièrement dense entre fin 2026 et 2027, avec des scrutins majeurs dans plusieurs pays. En 2026, des élections sont prévues en Suède le 13 septembre, en Lettonie en octobre, en Estonie en mars 2027, en Finlande en avril 2027, en Grèce en juillet 2027 et en Slovaquie en septembre 2027. À cela s’ajoutent des élections régionales en Allemagne, dont les résultats peuvent influencer la politique européenne du pays. Ces élections surviennent dans un contexte où l’UE craint une montée des partis eurosceptiques et d’extrême droite, susceptibles de fragiliser son fonctionnement. Par exemple, en France, l’élection présidentielle du printemps 2027 pourrait voir Marine Le Pen, figure de l’extrême droite et critique de l’UE, accéder au pouvoir. L’UE s’interroge sur sa capacité à maintenir sa cohésion face à ces défis politiques.

Menace de l’extrême droite

L’article souligne un risque majeur pour l’UE : la progression des partis d’extrême droite dans plusieurs pays européens. Ces mouvements, souvent eurosceptiques, remettent en cause les fondements de l’UE, comme la libre circulation, la coopération économique ou les valeurs démocratiques. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN) en France, est citée comme une figure emblématique de cette tendance. Elle est décrite comme une admiratrice de Vladimir Poutine et critique de l’UE, ce qui pourrait, si elle était élue, entraîner une crise majeure pour l’Union. D’autres pays, comme l’Italie, l’Espagne ou la Pologne, pourraient aussi voir l’extrême droite renforcer son influence, ce qui menacerait la stabilité des institutions européennes. Le média italien Il Foglio alerte sur ce risque, évoquant une possible « implosion » de l’UE.

Rôle de l’UE et de ses institutions

L’Union européenne est une organisation politique et économique regroupant 27 États membres, fondée pour favoriser la paix, la stabilité et la prospérité en Europe. Ses institutions clés incluent la Commission européenne, dirigée par Ursula von der Leyen en 2026, qui propose et applique les lois européennes. L’UE fonctionne sur la base de traités, comme le traité de Maastricht, et repose sur des principes comme la libre circulation des personnes et des biens. Cependant, son architecture pourrait être fragilisée par des gouvernements nationaux hostiles à ses valeurs. Par exemple, si la France, l’un des pays fondateurs de l’UE, bascule vers un gouvernement eurosceptique, cela pourrait bloquer des décisions européennes ou remettre en cause des politiques communes, comme la politique agricole ou la gestion des frontières.

Rejet islandais de l’UE

Le 29 août 2026, les Islandais ont rejeté par référendum la reprise des négociations d’adhésion à l’UE. Ce scrutin marque un revers pour l’UE, qui cherche à élargir son influence. L’Islande, bien que non membre de l’UE, participe partiellement à son marché unique et à l’espace Schengen. Le rejet islandais illustre les divisions internes à l’Europe sur la question de l’élargissement, un sujet sensible qui oppose les partisans d’une Europe plus intégrée à ceux qui défendent la souveraineté nationale. Ce résultat pourrait encourager d’autres pays candidats ou hésitants à adopter une position similaire, compliquant la stratégie d’expansion de l’UE.

Ce que ça pourrait changer

L’année 2027 s’annonce décisive pour l’UE, qui pourrait voir son visage politique radicalement transformé. Si les partis eurosceptiques ou d’extrême droite progressent dans plusieurs pays, cela pourrait entraîner des blocages institutionnels, une remise en cause des politiques communes ou même une fragmentation de l’UE. Par exemple, une victoire de Marine Le Pen en France pourrait conduire à un Frexit de fait, même si une sortie officielle de l’UE reste peu probable à court terme. L’UE devra aussi gérer des défis économiques et géopolitiques, comme les tensions avec la Russie ou les crises migratoires. Son avenir dépendra de sa capacité à concilier souveraineté nationale et coopération européenne.

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