Des soupçons d’IA au plagiat : j’avais tant aimé lire Thélyson Orélien
Cloué au pilori parce qu’un robot affirme que son roman a été écrit par l’IA, l’auteur québécois d’origine haïtienne est maintenant confronté à son passé d’apparent plagiaire. Pour ceux qui ont lu avec émotion “C’était ça ou mourir”, comme ce chroniqueur du quotidien de Montréal “La Presse”, c’est un déchirement..
Le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien, publié au printemps 2026, a connu un succès critique et public en France et au Québec. Ce récit raconte le parcours d’un migrant haïtien traversant les Amériques pour échapper à la violence des gangs, un thème inspiré de centaines d’articles et d’enquêtes journalistiques. Le livre, salué pour son style romanesque et émouvant, a été sélectionné pour des prix littéraires majeurs, dont le Goncourt, et a touché des milliers de lecteurs, certains déclarant avoir laissé des « miettes de leurs cœurs » dans ses pages. L’histoire met en lumière les conditions extrêmes des réfugiés, avec des étapes comme la République dominicaine, le Brésil et le Mexique, où la jungle, la violence et la mort sont omniprésentes.
Le 8 septembre 2026, une controverse éclate en France lorsque des outils de détection d’intelligence artificielle (IA) suggèrent que C’était ça ou mourir aurait été écrit par une IA. Ces outils, encore en développement, analysent la prose pour repérer des motifs typiques des textes générés par des algorithmes. Le débat porte sur leur fiabilité, qui varie selon les langues et les outils utilisés. Thélyson Orélien affirme que le roman est bien de sa main, mais la polémique s’amplifie rapidement, divisant l’opinion publique entre ses défenseurs (#JeSuisThélyson) et ses détracteurs, incluant des critiques racistes ou des partisans inconditionnels de l’IA. Les médias français et québécois relaient l’affaire en temps réel, créant une tempête médiatique.
Le 28 février 2013, Thélyson Orélien publie dans La Presse une chronique intitulée Ne mettons pas nos héros sur un piédestal, abordant la chute d’idoles sportives comme Tiger Woods ou Lance Armstrong. Or, cette chronique est presque identique à un texte publié cinq jours plus tôt, le 23 février 2013, par Dean Andy Bautista dans le Philippine Star, sous le titre Tomber du piédestal. Les deux textes partagent des images, des tournures de phrase et des paragraphes quasi identiques. Selon les règles du plagiat, c’est l’auteur ayant publié en second (Orélien) qui est considéré comme le plagiaire. D’autres cas similaires sont découverts le 4 septembre 2026, notamment via La Presse et des réseaux sociaux, confirmant un schéma de reprise non créditée de travaux existants.
Les accusations de plagiat remettent en cause la crédibilité de Thélyson Orélien, non seulement pour ses œuvres passées, mais aussi pour ses déclarations sur l’utilisation de l’IA dans C’était ça ou mourir. Si l’écrivain nie avoir utilisé une IA pour ce roman, les outils de détection restent controversés et les preuves indirectes. Le débat dépasse la question technique : il interroge la notion de vérité à l’ère de l’IA, où la frontière entre contenu humain et généré par machine s’estompe. Les éditeurs, comme Boréal au Québec ou Grasset en France, ont réagi avec prudence, certains soutenant l’auteur tandis que d’autres soulignent l’importance de vérifier les faits. La polémique soulève des questions éthiques sur l’authenticité et la transparence dans la création littéraire.
L’affaire a provoqué des réactions variées, des soutiens inconditionnels aux accusations virulentes, en passant par des débats sur la fiabilité des détecteurs d’IA. Les médias, comme *La Presse* ou *La lettre tech*, ont joué un rôle central dans la diffusion des informations, tandis que les réseaux sociaux (notamment X, anciennement Twitter) ont amplifié les échanges. Le 4 septembre 2026, l’ouragan médiatique atteint son paroxysme, forçant une remise en question des normes de création et de publication. Cette affaire illustre les défis posés par l’IA dans les domaines artistiques et journalistiques, où l’authenticité et l’originalité sont des valeurs fondamentales.

