14e vol décisif du Starship : ce que prévoit SpaceX avec sa fusée géante (vol orbital inédit, vrais satellites…)
Le 14e vol d'essai du Starship, la fusée géante de SpaceX, est attendu autour du 15 septembre 2026 depuis le Texas. Cette fois, l'entreprise vise pour de bon l'orbite, avec de vrais satellites Starlink à bord..
Le 14e vol d’essai du Starship, la fusée géante de SpaceX, est prévu autour du 15 septembre 2026 depuis la base Starbase à Boca Chica, au Texas. Contrairement aux 13 précédents vols suborbitaux, celui-ci vise pour la première fois un vol orbital, c’est-à-dire une trajectoire qui fait le tour de la Terre avant de revenir. SpaceX n’a pas encore confirmé officiellement cette date, mais elle apparaît dans un document déposé fin août 2026 auprès de la FCC (Federal Communications Commission), l’autorité américaine régulant les télécommunications. Le succès de ce vol marquerait une étape majeure pour le Starship, qui n’a pas encore réussi à atteindre l’orbite. La validation finale dépendra aussi de la FAA (Federal Aviation Administration), qui supervise les activités spatiales aux États-Unis et doit vérifier que le scénario de désorbitation ne présente pas de risques pour les zones habitées.
Ce 14e vol introduit deux innovations majeures. D’abord, il s’agira du premier vol orbital du Starship, avec une trajectoire qui doit permettre à la fusée de boucler un tour complet de la Terre avant de revenir se poser. Jusqu’ici, les vols précédents suivaient une trajectoire suborbitale, c’est-à-dire un grand arc qui retombe sans faire le tour de la planète. Ensuite, pour la première fois, le Starship emportera de vrais satellites opérationnels : une vingtaine de Starlink V3, la troisième génération des satellites d’Internet de SpaceX. Les vols précédents n’avaient transporté que des maquettes ou des satellites factices, et les tentatives de déploiement avaient échoué. Ce vol permettrait donc de tester concrètement la capacité du Starship à déployer des charges utiles en orbite, une étape clé pour son utilisation commerciale future.
La mission principale de ce vol est de valider la capacité du Starship à atteindre l’orbite et à déployer des satellites Starlink V3. SpaceX espère ainsi démontrer que sa fusée géante peut remplir des missions opérationnelles, et non plus seulement des tests. Un autre objectif, plus incertain, serait de tenter de récupérer le vaisseau au retour grâce aux bras métalliques de la tour de lancement, une manœuvre jamais encore réussie. Elon Musk, le PDG de SpaceX, a évoqué cette possibilité, mais sans garantie qu’elle ait lieu lors de ce vol. Le booster Super Heavy, le premier étage de la fusée, ne sera pas récupéré : il amerrira dans le golfe du Mexique. Enfin, ce vol permettra aussi de tester la manœuvre de désorbitation, un freinage indispensable pour ramener le vaisseau vers la Terre sans risque.
Avant ce vol, SpaceX a mené une campagne intensive d’essais moteurs. Fin août 2026, l’entreprise a réalisé un allumage statique des six moteurs du vaisseau Ship 41 et des 33 moteurs du booster Super Heavy, simulant notamment la manœuvre de désorbitation. Ces tests visaient à vérifier le bon fonctionnement des moteurs et la préparation du vaisseau pour le vol orbital. Par ailleurs, SpaceX a récupéré des morceaux du bouclier thermique du Ship 40, le vaisseau du vol précédent, resté intact après son amerrissage dans l’océan Indien. Ces prélèvements permettront d’analyser l’usure du bouclier et d’améliorer les futurs modèles. Tous ces préparatifs visent à maximiser les chances de succès du 14e vol, tout en respectant les exigences de sécurité imposées par la FAA.
Comme pour chaque lancement, SpaceX diffusera le vol en direct sur son compte *X* (ex-Twitter), généralement une trentaine de minutes avant l’allumage des moteurs. Le direct permettra de suivre le compte à rebours, le décollage depuis Starbase, et la séparation des deux étages de la fusée. En France, l’horaire exact dépendra de la fenêtre de lancement choisie par SpaceX, qui peut varier en fonction des conditions météo et des autorisations réglementaires. Ce direct est accessible gratuitement et constitue le moyen le plus simple pour le public de suivre l’événement en temps réel, sans avoir à se déplacer ou à accéder à des plateformes payantes.

