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Cas suspect de peste en Sibérie : la Russie affirme que tout va bien, l’OMS et les USA n’y croient pas du tout

Presse-Citron · mis à jour il y a 27 j

Faut-il croire le Kremlin ? Quelques jours après le décès suspect d'une Sibérienne, la Russie assure qu’il ne s’agissait pas de la peste. Mais la communauté internationale, elle, commence à perdre patience..

Décès d'une technicienne

Le 2 octobre 2026, Daria Chipilova, une technicienne de laboratoire de 28 ans travaillant à l’Institut de recherche anti-peste d’Irkoutsk en Sibérie, est décédée après avoir accidentellement brisé une éprouvette contenant la bactérie Yersinia pestis. Cette bactérie est responsable de la peste pulmonaire, une forme rare mais extrêmement dangereuse de la peste, qui se transmet par voie aérienne d’humain à humain. Sans traitement rapide, cette maladie affiche un taux de mortalité proche de 100 %. L’accident a provoqué une réaction immédiate des autorités locales, avec la fermeture de quatre hôpitaux, des patrouilles renforcées et la mise en quarantaine de près de 200 personnes. Cependant, les causes exactes du décès restent contestées.

Réponse russe rassurante

Les autorités russes, via l’agence fédérale de surveillance sanitaire Rospotrebnadzor, ont affirmé que la situation était totalement sous contrôle et ont commencé à lever les mesures d’isolement. Elles ont indiqué que plus de 90 % des personnes en contact avec la technicienne avaient terminé leur période de surveillance sans présenter de symptômes. Selon les autorités, près de 5 000 tests de laboratoire n’auraient révélé aucun agent pathogène dangereux. La Russie attribue le décès de Daria Chipilova à une « pneumonie aiguë d’origine virale » et dément catégoriquement les rumeurs évoquant un second employé contaminé dans le même établissement. Malgré ces déclarations, la transparence des informations reste sujette à caution.

Doute de l'OMS

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a exprimé des doutes quant aux affirmations russes. Son directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré qu’il était impossible d’effectuer une « évaluation complète des risques » en raison du manque de données précises et vérifiables fournies par les autorités russes. L’OMS a donc fait passer le niveau de risque mondial de « très faible » à « indéterminé ». Maria Van Kerkhove, responsable du département de gestion des menaces épidémiques et pandémiques à l’OMS, a souligné que l’organisation souhaitait diffuser des informations impartiales et factuelles, et qu’elle n’hésiterait pas à le signaler en cas de manque de transparence.

Réaction américaine

Les États-Unis ont également réagi avec scepticisme face aux déclarations russes. Des contrôles sanitaires ciblés ont été instaurés à l’aéroport JFK de New York pour surveiller les voyageurs en provenance de Sibérie. Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a critiqué le manque de transparence du Kremlin. Cette méfiance s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par la pandémie de COVID-19 en 2020, qui a renforcé la vigilance mondiale face aux risques épidémiques. Les États-Unis, comme l’OMS, attendent des preuves supplémentaires pour confirmer l’absence de danger.

Ce que ça pourrait changer

Le différend entre la Russie et les instances internationales comme l’OMS et les États-Unis met en lumière les enjeux de transparence dans la gestion des crises sanitaires. L’OMS a demandé des précisions supplémentaires aux autorités russes, mais ces dernières maintiennent leur position. Cette situation rappelle l’importance de la collaboration internationale pour évaluer et gérer les risques épidémiques. Sans accès aux données brutes et aux détails des analyses post-mortem, la communauté internationale ne peut pas confirmer ou infirmer les affirmations russes, ce qui alimente les suspicions et les craintes.

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