Au tour des libéraux de prêter serment au peuple québécois
Le PLQ passe lui aussi outre le serment au roi, mais ne fait pas l’impasse de l’anglais..
Les nouveaux députés du Parti libéral du Québec (PLQ) ont prêté serment de loyauté au peuple québécois lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale, et non au roi d’Angleterre. Cette pratique, déjà adoptée par le Parti québécois (PQ), marque une rupture symbolique avec la monarchie britannique. Sur les 40 élus libéraux, 39 ont participé à la cérémonie, à l’exception d’Affine Lwalalika, dont l’élection dans Vachon est encore en cours de vérification. Parmi les présents, 17 députés ont choisi de prêter serment en français et en anglais, les deux langues officielles du Canada. Cette décision illustre une volonté d’affirmer leur allégeance à la population québécoise tout en respectant le bilinguisme institutionnel.
La cérémonie de prestation de serment a été marquée par des moments symboliques, notamment la présence de proches des élus. Jean Charest, ancien premier ministre du Québec, a assisté à l’investiture de son fils, Antoine Dionne Charest, élu dans Verdun. Ce dernier a exprimé un sentiment de grand privilège tout en se décrivant comme un petit nouveau en politique. D’autres familles étaient également présentes, comme celle de Sacha Cannon, dont le père, Lawrence Cannon, est un ancien ministre fédéral. Les libéraux ont réservé des applaudissements à Julie White, seule élue libérale dans la région de Québec, face à son adversaire péquiste Pascal Paradis. Nada Boumeftah, élue dans Maurice-Richard, a promis une présence active en déclarant que personne ne dormira sur le banc.
Le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par Charles Milliard, a remporté 40 sièges lors des élections du 5 octobre 2026, doublant ainsi sa représentation à l’Assemblée nationale. En 2022, le parti n’avait obtenu que 21 sièges avec 14 % des voix. Quatre ans plus tard, il a progressé à 24 % des suffrages, confirmant une remontée significative. Avant la dissolution de l’Assemblée, le PLQ comptait seulement 18 députés. Cette victoire électorale a permis au parti de s’imposer comme une force politique majeure au Québec. Charles Milliard doit rencontrer la presse parlementaire en après-midi avec son équipe dirigeante, composée notamment d’André Fortin (leader parlementaire), Madwa-Nika Cadet (whip en chef), Filomena Rotiroti (présidente de caucus) et Julie White (leader parlementaire adjointe).
Parmi les 39 libéraux présents à la cérémonie, 17 ont choisi de prêter serment en français et en anglais, reflétant une volonté de représenter la diversité linguistique du Québec. Les autres se sont exprimés uniquement en français. Cette approche contraste avec le serment traditionnel au roi, abandonné par les deux principaux partis québécois (PLQ et PQ). Le Québec, province majoritairement francophone, utilise le français comme langue officielle dans ses institutions, mais reconnaît l’anglais comme langue officielle du Canada. Le bilinguisme des élus libéraux souligne une adaptation aux réalités locales tout en maintenant un lien avec le Canada anglophone.

